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SUJET : Albert Camus, Carnets, « Le Ciel de New York ». | Commentaires composés | Camus

Commentaires composés | Camus

Albert Camus, Carnets, « Le Ciel de New York ».

 Peut-être que New York n'est plus rien sans son ciel. Tendu aux quatre coins de l'horizon, nu et démesuré, il donne à la ville sa gloire matinale et la grandeur de ses soirs, à l'heure où un couchant enflammé s'abat sur la VIII° Avenue et sur le peuple immense qui roule entre ses devantures, illuminées bien avant la nuit. Il y a aussi certains crépuscules sur le Riverside, quand on regarde l'autostrade qui remonte la ville, en contrebas, le long du Hudson, devant les eaux rougies par le couchant; et la file ininterrompue des autos au roulement doux et bien huilé laisse soudain monter un chant alterné qui rappelle le bruit des vagues. Je pense à d'autres soirs enfin, doux et rapides à vous serrer le cœur, qui empourprent les vastes pelouses de Central Park, à hauteur de Harlem. Des nuées de négrillons s'y renvoient une balle avec une batte de bois, au milieu de cris joyeux, pendant que de vieux Américains, en chemise à carreaux, affalés sur des bancs, sucent avec un reste d'énergie des glaces moulées dans du carton pasteurisé, des écureuils à leurs pieds fouissant la terre à la recherche de friandises inconnues. Dans les arbres du parc, un jazz d'oiseaux salue l'apparition de la première étoile au-dessus de l’Imperial State et des créatures aux longues jambes arpentant les chemins d'herbe dans l'encadrement des grands buildings, offrant au ciel un moment détendu leur visage splendide et leur regard sans amour.

 

Extrait du corrigé :

 Albert Camus : écrivain, dramaturge et philosophe né le 7 novembre 1913 en Algérie et mort le 4 janvier 1960 dans l'Yonne. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1957.

 

Carnets :

A partir de 1935, Albert Camus a tenu des cahiers. Au double sens du terme, puisqu'il s'agit de notes sur des cahiers d'écolier. Ils ont reçu le nom de Carnets, pour éviter toute confusion avec les « Cahiers Albert Camus »où sont publiés des inédits de l'écrivain et des études sur lui.

Bien qu'ils avaient pour but d'être un instrument de travail, les carnets d'Albert Camus se rapprochent d'un journal intime. Il y évoque son environnement mais aussi la genèse de ses oeuvres et des projets qui n'ont jamais abouti.

 

Albert Camus a visité l’Amérique et livre ici une description de New York.

 

I- Le regard d’un voyageur.

            A- Description

• Description faite par Camus. Témoin. Cf. « Je pense » ; « quand on regarde » : « on » pronom personnel indéfini, désigne tout le monde mais inclut aussi Camus qui donne son témoignage.

• Présence de nombreux CC de lieu (prépositions…) qui permettent de décrire. Ex : « Il y a » ; « en contrebas, le long » ; « devant » ; « Dans les arbres du parc » ; « au-dessus de » ; « à hauteur de »…

• Importance ses sens. Importance de la vue (puisque c’est une description) et des couleurs. Ex : « eaux rougies » ; « l'apparition » + évocations de la lumière. Cf. « illuminées » ; « enflammé »…

Mais aussi, importance de l’ouie (tableau sonore). Ex : « chant » ; « bruit des vagues » ; « un jazz d'oiseaux »

• Ville américaine. Camus donne les noms de plusieurs rues, monuments caractéristiques de New York.Cf. « New York» ; « l’Imperial State » ; «VIII° Avenue » ; «Riverside » ; « Hudson »;  « Central Park » ; « Harlem »...