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SUJET : « Au théâtre, il n'y a pas que le langage des mots ». Après avoir exposé quelles différentes formes peut prendre ce langage, vous chercherez, en vous appuyant sur les textes du corpus et sur vos connaissances théâtrales, d'autres types de langages utilisés sur la scène. Vous expliquerez leur force et leur pouvoir symbolique. | Dissertations | Théâtre

Dissertations | Théâtre

« Au théâtre, il n'y a pas que le langage des mots ». Après avoir exposé quelles différentes formes peut prendre ce langage, vous chercherez, en vous appuyant sur les textes du corpus et sur vos connaissances théâtrales, d'autres types de langages utilisés sur la scène. Vous expliquerez leur force et leur pouvoir symbolique.

 Extrait du corrigé :

 

Mots => au théâtre, mots parlés ; discours, parole.

Importance du dialogue de la parole au théâtre + autres éléments de la représentation.

 

I- Les mots, la parole au théâtre, éléments indispensables

              A- Un texte littéraire ; art des mots

• Théâtre => textes construits, travaillés. Les textes conférés aux personnages les définissent. CF. les idiolectes. Ex : le parler d’Alceste => dit beaucoup « je » et « non » : cela définit son caractère !

Cf. la tirade sur l’hypocrisie de Dom Juan par exemple. Cf. les tragédies de Racine et Corneille : si on ne fait que les voir, on perd beaucoup / on ne se rend pas compte de la force de chaque vers => tout cela est « noyé » dans la représentation, dans le spectacle.

• Beauté du texte : métaphores, allitérations, assonances => véritable travail de poésie. Qualité du texte. Cf. les alexandrins des tragédies… « Le temps n'est plus, Phénice, où je pouvais trembler./Titus m'aime, il peut tout, il n'a plus qu'à parler ».

ex : Bérénice : acte IV, scène 5. Lors du spectacle, peut-on prendre la mesure de la violence des sentiments de Bérénice (Champ lexical de l’amour, de la colère, de la souffrance et du désespoir), des gradation, du tragique. Titus tente de se défendre des accusations de Bérénice mais les émotions submergent la dimension argumentative de l’affrontement => beauté du texte à lire et à relire.

« D’un amour qui devait unir tous nos moments,

Cette bouche, à mes yeux s’avouant infidèle,

M’ordonnât elle-même une absence éternelle » => rimes, travail et beauté du vers…

=> Ce n’est que par le lecture que l’on peut vraiment comprendre le texte.

 

              B- Un spectacle oral

• Il n'y a pas de théâtre muet (on ne parle pas du mime).

• Les personnages, incarnés par les acteurs, se parlent => la parole construit l’action.

• Apartés : monologue, petite réplique, qui n’est pas entendu par les autres personnages de la scène mais uniquement par les spectateurs. Ajoute souvent une pointe d’humour.

LA FLECHE, à part : La peste soit de l'avarice et des avaricieux !

HARPAGON : Comment ? que dis-tu? (L’Avare).