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SUJET : Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, « Le soleil ». | Commentaires composés | Baudelaire | Poésie

Commentaires composés | Baudelaire | Poésie

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, « Le soleil ».

  

  1. Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
  2. Les persiennes, abri des secrètes luxures,
  3. Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
  4. Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
  5. Je vais m'exercer seul à ma fantasque escrime,
  6. Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
  7. Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
  8. Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.

 

  1. Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
  2. Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
  3. Il fait s'évaporer les soucis vers le ciel,
  4. Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
  5. C'est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
  6. Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
  7. Et commande aux moissons de croître et de mûrir
  8. Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir !

 

  1. Quand, ainsi qu'un poète, il descend dans les villes,
  2. Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
  3. Et s'introduit en roi, sans bruit et sans valets,
  4. Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.

 

Extrait du corrigé :

Charles Pierre Baudelaire : poète né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 dans la même ville, et plus précisément rue du Dôme, dans la maison de santé du Dr Duval.

Il est l’auteur des Fleurs du mal, des Petits poèmes en prose mais aussi d’autres œuvres comme sesSalons.

Baudelaire : poète très important dans la poésie française => est au carrefour de la « tradition » et de la modernité poétique. Héritage classique, romantique (temps qui passe, angoisse, importance du moi… + très nombreux alexandrins, le vers hugolien par excellence, etc.). et une tendance des Parnassiens : la beauté, la perfection du texte. Poèmes réguliers et souvent à forme fixe. Cf. ses très nombreux sonnets et ses pantoums.

Poète controversé et violemment attaqué de son vivant, Charles Baudelaire devient le modèle de très nombreux poètes qui s’engageront dans la voie qu’il avait ouverte. Il est considéré comme « le vrai Dieu » par Rimbaud,  « le plus important des poètes » par Valéry…

 

Les Fleurs du mal : recueil de Baudelaire, peu apprécié lors de sa parution mais dorénavant célèbre et très reconnu.

Recueil divisé en six parties : « Spleen et idéal », « Tableaux parisiens », « Le Vin », « Fleurs du mal », « Révolte et La Mort ».

 

Ces « fleurs maladives » sont dédiées au poète Théophile Gautier, sacré « parfait magicien ès lettres françaises » et « poète impeccable », selon les propres dires de Baudelaire.

En 1857, Auguste Poulet-Malassis publie le recueil mais il est poursuivi pour « offense à la morale religieuse » et « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». À la différence de Flaubert poursuivi la même année pour Madame Bovary qui obtient un non lieu, Baudelaire et son éditeur sont condamnés respectivement à 300 et 100 francs d’amende, et six pièces sont supprimées pour délit d’outrage à la morale publique − il s'agit des poèmes « Les Bijoux », « Le Léthé », « À celle qui est trop gaie », « Lesbos », « Femmes damnées » et « Les Métamorphoses du vampire ».

 

 

Poème composé de 20 alexandrins répartis dans 2 strophes de 8 vers et un quatrain.

Les rimes sont suivies, du type AABB.

 

 

Vocabulaire :

Chlorose : chez les végétaux, cela désigne une décoloration plus ou moins prononcée des feuilles, due à un manque de chlorophylle.

 

I- Écriture d’un poème 

            A- Lieu

• Cadre décrit : un ville. Cadre urbain.

Cf. « masures » ; « faubourg » ; « la ville » ; « les toits » ; « les pavés ».

NB : Baudelaire, à l’opposé des romantiques, est un poète qui rejette la nature. Poète de la ville et de la modernité.

• Lieu qui semble très pauvre, sans vie. Cf. les connotations péjoratives de « masures » + « vieux ».

NB : « pendent aux masures / Les persiennes… » > sorte de délabrement.

• Lieu de débauche. Cf. « abri des secrètes luxures ».

• Saison chaude, au moins ensoleillée. Cf. « le soleil cruel frappe à traits redoublés » > personnification du soleil.

Soleil qui touche aussi bien la campagne (« champs » ; « blés ») que la ville.