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SUJET : Joachim Du Bellay, Les Antiquités de Rome, « Telle que dans son char la Bérécynthienne ». | Commentaires composés | Du Bellay | Poésie

Commentaires composés | Du Bellay | Poésie

Joachim Du Bellay, Les Antiquités de Rome, « Telle que dans son char la Bérécynthienne ».

 

  1. Telle que dans son char la Bérécynthienne
  2. Couronnée de tours, et joyeuse d'avoir
  3. Enfanté tant de dieux, telle se faisait voir
  4. En ses jours plus heureux cette ville ancienne :

 

  1. Cette ville, qui fut plus que la Phrygienne
  2. Foisonnante en enfants, et de qui le pouvoir
  3. Fut le pouvoir du monde, et ne se peut revoir
  4. Pareille à sa grandeur, grandeur sinon la sienne.

 

  1. Rome seule pouvait à Rome ressembler,
  2. Rome seule pouvait Rome faire trembler :
  3. Aussi n'avait permis l'ordonnance fatale

 

  1. Qu'autre pouvoir humain, tant fût audacieux,
  2. Se vantât d'égaler celle qui fit égale
  3. Sa puissance à la terre et son courage aux cieux. 

 

Extrait du corrigé :

Du Bellay : poète français né vers 1522 et mort en 1560. Premier poète de la Renaissance qui a consacré à Rome toute une œuvre poétique en français et a utilisé pour cela le sonnet jusqu’alors réservé à l’évocation amoureuse.

Sa rencontre avec Ronsard, qui devient son ami, est à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, la Défense et illustration de la langue française. En 1533, malgré des problèmes de santé, du Bellay accompagne son oncle à Rome pour une mission diplomatique. Cet exil de quatre ans commence dans l'enthousiasme mais la capitale italienne qu'il avait tant magnifiée dans ses rêves, le déçoit. De retour à Paris, en 1558, il publie Les Regrets, recueil de 191 sonnets d'inspiration élégiaque et satirique en alexandrins (dont le fameux « Heureux qui comme Ulysse »). Sa santé se détériore. Sourd et malade, il meurt le 1er janvier 1560 à 37 ans.

 

Les Antiquités de Rome > dans ce recueil de 1558, Du Bellay se livre à une quête de la Rome païenne, mais surtout à une méditation sur le destin des empires.

 

« Telle que dans son char la Bérécynthienne » : Sonnet de Du Bellay.

2 quatrains, 2 tercets. 14 alexandrins.

Rimes embrassées dans les quatrains, du type ABBA.

Rimes du type CCD, EDE dans les tercets > sonnet français.

Alternance respectée entre les rimes féminines (qui se terminent par –e, -es, -ent) et les rimes masculines.

 

 

I- Célébration d’une ville mythique 

            A- Références du poète de la Renaissance à la mythologie

• Montrez que le poète de la Pléiade a recours à des références mythologiques. Mythologie romaine.

Cf. la comparaison avec « la Bérécynthienne » : surnom de la déesse Cybèle qui était phrygienne (l'égale de Gaïa). Dans la mythologie romaine, Rhéa est assimilée à Cybèle, l'aïeule des dieux, surnommée la « Grande Déesse phrygienne », dite aussi « Grande Mère » (Magna Mater) ou « Mère des dieux ». Cybèle est aussi vénérée sous le nom d’Idaea mater (« mère de l'Ida ») à Rome.

• « Telle que » : comparaison de quelque chose de féminin (« telle ») avec la Bérécynthienne > comparant. Le poète ne dit pas, au début du poème, qui est le comparé.

• « Cette ville » vers 5 > démonstratif qui désigne la ville évoquée dans le 1e quatrain.

« la Phrygienne » = la ville de Troie. Rome > Troie.