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SUJET : Molière, L'École des femmes, Acte IV, scène 7. | Commentaires composés | Molière | Théâtre

Commentaires composés | Molière | Théâtre

Molière, L'École des femmes, Acte IV, scène 7.
Arnolphe, seul. Quoi ? l'astre qui s'obstine à me désespérer...

 Arnolphe, seul.

Quoi ? l'astre qui s'obstine à me désespérer

Ne me donnera pas le temps de respirer ?

Coup sur coup je verrai, par leur intelligence,

De mes soins vigilants confondre la prudence ?

Et je serai la dupe, en ma maturité,

D'une jeune innocente et d'un jeune éventé ?

En sage philosophe on m'a vu, vingt années,

Contempler des maris les tristes destinées,

Et m'instruire avec soin de tous les accidents

Qui font dans le malheur tomber les plus prudents ;

Des disgrâces d'autrui profitant dans mon âme,

J'ai cherché les moyens, voulant prendre une femme,

De pouvoir garantir mon front de tous affronts,

Et le tirer de pair d'avec les autres fronts.

Pour ce noble dessein, j'ai cru mettre en pratique

Tout ce que peut trouver l'humaine politique ;

Et comme si du sort il était arrêté

Que nul homme ici-bas n'en serait exempté,

Après l'expérience et toutes les lumières

Que j'ai pu m'acquérir sur de telles matières,

Après vingt ans et plus de méditation

Pour me conduire en tout avec précaution,

De tant d'autres maris j'aurais quitté la trace

Pour me trouver après dans la même disgrâce ?

Ah ! bourreau de destin, vous en aurez menti.

De l'objet qu'on poursuit je suis encor nanti ;

Si son coeur m'est volé par ce blondin funeste,

J'empêcherai du moins qu'on s'empare du reste,

Et cette nuit, qu'on prend pour le galant exploit,

Ne se passera pas si doucement qu'on croit.

Ce m'est quelque plaisir, parmi tant de tristesse,

Que l'on me donne avis du piége qu'on me dresse,

Et que cet étourdi, qui veut m'être fatal,

Fasse son confident de son propre rival.

 

Extrait du corrigé :

L’École des Femmes : comédie de Molière en 5 actes et en vers (1779 dont 1737 alexandrins), créée au Théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662.

 

Cette pièce a été écrite l’année du mariage de Molière qui, à quarante ans, avait épousé Armande Béjart, dix-neuf ans, la fille de sa maîtresse, Madeleine > ce qui lui valut de nombreuses attaques et d’être accusé de relations incestueuses.

 

La pièce fait scandale => Molière répond à ses adversaires par La Critique de l'école des femmes.

 

 

            M. de La Souche ou Arnolphe est un vieux barbon qui souhaite épouser la jeune Agnès. Obnubilé par la peur d’être cocufié, il l’élève dans la plus grande ignorance…

 

Monologue d’Arnolphe.

Dans la scène 6, Horace a raconté à Arnolphe le rendez-vous qu’il a eu avec Agnès.

 

I- Arnolphe dans une tragédie 

Arnolphe joue au personnage tragique.

            A- Le monologue

• Arnolphe, dans cette pièce, a plusieurs monologues > qui sont surtout utilisés dans les tragédies.

• Rappelle les circonstances de son trouble > Horace a fait « son confident de son propre rival » et il a appris la traîtrise d’Agnès.

Étudiez le début du monologue.

• Arnolphe évoque des charges hautes et respectables. Cf. « ce noble dessein » ; « Après l'expérience et toutes les lumières » ; « l'humaine politique »…