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SUJET : Georges de Scudéry, « La Belle Égyptienne ». | Commentaires composés | Scudéry | Poésie

Commentaires composés | Scudéry | Poésie

Georges de Scudéry, « La Belle Égyptienne ».
Sombre divinité, de qui la splendeur noire/ Brille de feux obscurs qui peuvent tout brûler...

  

  1. Sombre divinité, de qui la splendeur noire
  2. Brille de feux obscurs qui peuvent tout brûler :
  3. La neige n'a plus rien qui te puisse égaler,
  4. Et l'ébène aujourd'hui l'emporte sur l'ivoire.

 

  1. De ton obscurité vient l'éclat de ta gloire,
  2. Et je vois dans tes yeux, dont je n'ose parler,
  3. Un Amour africain, qui s'apprête à voler,
  4. Et qui d'un arc d'ébène aspire à la victoire.

 

  1. Sorcière sans démons, qui prédis l'avenir,
  2. Qui, regardant la main, nous viens entretenir,
  3. Et qui charmes nos sens d'une aimable imposture :

 

  1. Tu parais peu savante en l'art de deviner ;
  2. Mais sans t'amuser plus à la bonne aventure,
  3. Sombre divinité, tu nous la peux donner.

Extrait du corrigé :

Poème de Georges de Scudéry, le frère de Madeleine de Scudéry, célèbre pour avoir écrit La Clélie.

Sonnet : composé de 2 quatrains et de 2 tercets.

14 alexandrins.

Rimes embrassées dans les quatrains, du type ABBA.

Rimes du type CCD, EDE dans les tercets => sonnet français.

 

Scudéry : poète qui s’est inscrit dans le mouvement de la poésie baroque…

 

Étude des deux quatrains et des deux tercets qui soulignera les paradoxes, les oppositions du style.                   

 

I- La belle Égyptienne 

Femme « La Belle Égyptienne » : décrite à travers un réseau d’images paradoxales, d’images qui s’opposent.

            A- La divinité

• « Sombre divinité » ; « splendeur noire » : chiasme => adjectif-nom / nom-adjectif. Ces deux expressions sont presque des oxymores. Paradoxes car champ lexical de la noirceur « sombre ; noire » auquel sont associés des termes mélioratifs : « divinité ; splendeur ».

« Divinité » : le poète la met sur un piédestal (bien qu’elle soit « sombre »).

« Splendeur » : reconnaît sa grande beauté (bien qu’elle soit « noire »).

• Femme que le poète compare au feu. Cf. « brille ; feux ; tout brûler… ».

• Cf. « La neige » / « Et l'ébène » : blanc / noir.

• « feux obscurs » : paradoxe => le feu apporte normalement la lumière.

• Ces évocations de feu, de sombre : donnent une impression de sorcellerie…