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SUJET : Hugo, Les Travailleurs de la mer. | Commentaires composés | Hugo | roman

Commentaires composés | Hugo | roman

Hugo, Les Travailleurs de la mer.
Les vents courent, volent, s'abattent, finissent, recommencent, planent, siffle, mugissent, rient...

               Les vents courent, volent, s'abattent, finissent, recommencent, planent, siffle, mugissent, rient ; frénétiques, lascifs, effrénés, prenant leurs aises sur la vague irascible. Ces hurleurs ont une harmonie. Ils font tout le ciel sonore. Ils soufflent dans la nuée comme dans un cuivre, ils embouchent l'espace; et ils chantent dans l'infini, avec toutes les voix amalgamées des clairons, des buccins, des olifants, des bugles et des trompettes, une sorte de fanfare prométhéenne. Qui les entend écoute Pan. Ce qu'il y a d'effroyable, c'est qu'ils jouent. Ils ont une colossale joie composée d'ombre. Ils font dans les solitudes la battue des navires. Sans trêves, jour et nuit, en toute saison, au tropique comme au pôle, en sonnant dans leur trompe éperdue, ils mènent, à travers les enchevêtrements de la nuée et de la vague, la grande chasse noire des naufrages. Ils sont des maîtres de meutes. Ils s'amusent. Ils font aboyer après les roches les flots, ces chiens. Ils combinent les nuages, et les désagrègent. Ils pétrissent, comme avec des millions de mains, la souplesse de l'eau immense.           

 

Extrait du corrigé :

 Victor-Marie Hugo : écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est l’un des plus grands écrivains français et repose au Panthéon depuis le lundi 1er juin 1885.

Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

 

Les Travailleurs de la mer : roman publié en 1866, durant l'exil du poète dans l’île de Guernesey, à laquelle Hugo a d’ailleurs dédiée son œuvre : « Je dédie ce livre au rocher d'hospitalité et de liberté, à ce coin de vieille terre normande où vit le noble petit peuple de la mer, à l'île de Guernesey, sévère et douce, mon asile actuel, mon tombeau probable ».

 

Les Travailleurs de la mer > roman de Hugo dans lequel il dénonce la puissance de la mer. Pour Hugo, la mer > le mal.

 

I- La violence des vents marins 

              A- La force des vents

• Relevez toutes les expressions, tous les termes qui montrent, soulignent la grande force des vents.

Termes qui soulignent leur force, leur violence « d'effroyable » ; « siffle, mugissent » ; « effrénés » ; « des maîtres » ; « les désagrègent » ; « Ils pétrissent »…

Violence, destruction.

Aspect implacable.

• Violence, force qui ne cesse jamais. Cf. « finissent, recommencent ».

∆) Force imprévisible et colossale des vents.