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SUJET : Hugo, Les Orientales, « Rêverie ». | Commentaires composés | Hugo | Poésie

Commentaires composés | Hugo | Poésie

Hugo, Les Orientales, « Rêverie ».
Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume...

 

  1. Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume
  2. Cache un front inégal sous un cercle de brume,
  3. L'heure où l'astre géant rougit et disparaît.
  4. Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
  5. On dirait qu'en ces jours où l'automne décline,
  6. Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.

 

  1. Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
  2. Là-bas, - tandis que seul je rêve à la fenêtre
  3. Et que l'ombre s'amasse au fond du corridor, -
  4. Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
  5. Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
  6. Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or !

 

  1. Qu'elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,
  2. Mes chansons, comme un ciel d'automne rembrunies,
  3. Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
  4. Et longtemps, s'éteignant en rumeurs étouffées,
  5. Avec les mille tours de ses palais de fées,
  6. Brumeuse, denteler l'horizon violet !

 

Extrait du corrigé :

 Victor-Marie Hugo : écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est l’un des plus grands écrivains français et repose au Panthéon depuis le lundi 1er juin 1885.

Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

 

Les Orientales : recueil composé de quarante et un poèmes dont trente-six datent de 1828, publié en 1829. Cette œuvre, très marquée par l’engouement de l’époque pour l’Antiquité grecque, offre une série de tableaux hauts en couleur de l’Orient méditerranéen. Pittoresque du recueil qui contient aussi des accents guerriers, épiques, érotiques et même intimistes.

Dans la préface des Orientales, Hugo revendique les privilèges de la liberté dans l’art => « en poésie, tout a droit de cité », et joue de la provocation en qualifiant l’ouvrage de « livre inutile de pure poésie ».

 

 

3 strophes de 6 vers => 3 sizains.

Vers de 12 syllabes => alexandrins (c’est le vers « noble » de la poésie, très utilisé par Hugo).

Dans chaque strophe : rimes suivies (aa) puis rimes embrassées (abba).

Rimes suffisantes : « fume / brume » ; « génies /rembrunies ».

Rimes riches : « naître / fenêtre ».

 

Présence du poète : « Laissez-moi » dès le premier vers ; « je rêve » ; « mes chansons ».

« l'astre géant rougit et disparaît » : soleil.

 

 

I- La mélancolie 

              A- L’automne

• Automne : saison de prédilection des romantiques.

• Présent descriptif /actuel : « rougit et disparaît ».

Champ lexical de l’automne : « l'automne ; bois jaunissant dore ; Le soleil et la pluie ont rouillé ; ciel d'automne ; ce brouillard »

=> Mélancolie du poète.