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SUJET : Victor HUGO, Les Orientales, « Clair de lune » | Commentaires composés | Hugo | Poésie

Commentaires composés | Hugo | Poésie

Victor HUGO, Les Orientales, « Clair de lune »
La lune était sereine et jouait sur les flots...

  

  1. La lune était sereine et jouait sur les flots. -
  2. La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
  3. La sultane regarde, et la mer qui se brise,
  4. Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.

 

  1. De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
  2. Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
  3. Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
  4. Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?

 

  1. Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
  2. Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
  3. Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
  4. Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

 

  1. Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -
  2. Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
  3. Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
  4. Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.

 

  1. Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
  2. On verrait, en sondant la mer qui les promène,
  3. Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine... -
  4. La lune était sereine et jouait sur les flots.

 

Extrait du corrigé :

 Victor-Marie Hugo : écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est l’un des plus grands écrivains français et repose au Panthéon depuis le lundi 1er juin 1885.

Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

 

Les Orientales : recueil composé de quarante et un poèmes dont trente-six datent de 1828. Cette œuvre, très marquée par l’engouement de l’époque pour l’Antiquité grecque, offre une série de tableaux hauts en couleur de l’Orient méditerranéen. Pittoresque du recueil qui contient aussi des accents guerriers, épiques, érotiques et même intimistes.

Dans la préface des Orientales, Hugo revendique les privilèges de la liberté dans l’art => « en poésie, tout a droit de cité », et joue de la provocation en qualifiant l’ouvrage de « livre inutile de pure poésie ».

 

 

 

Poème composé de 5 quatrains (strophes de 4 vers).

20 alexandrins (alexandrin > vers hugolien par excellence).

Rimes embrassées du type abba (ex : « femmes ; bercés ; cadencé ; rames »).

Poème qui évoque une sultane (v. 3) à sa fenêtre intriguée par un bruit venant de la mer.

NB : « sultane » => nom du recueil Les Orientales.

 

I- Un poème exotique 

            A- Clichés de l’Orient

• Relevez les éléments exotiques, qui évoquent pour le lecteur français l’Orient.

Cf. vers 3 « la sultane » ; « du sérail des femmes » vers 13 ; « un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle» vers 11.

NB : « La fenêtre enfin libre » > « enfin libre » : suggère l’enferment de la sultane (ce qui est renforcé par le « sérail » (=harem).

• Sultane qui joue de la guitare…