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SUJET : Victor HUGO, L'année terrible, « Une nuit à Bruxelles ». | Commentaires composés

Commentaires composés

Victor HUGO, L'année terrible, « Une nuit à Bruxelles ».

 Victor HUGO, L'année terrible, « Une nuit à Bruxelles ».

 

  1. Aux petits incidents il faut s'habituer.
  2. Hier on est venu chez moi pour me tuer.
  3. Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles.
  4. On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles
  5. S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison.
  6. Les arbres de la place en eurent le frisson,
  7. Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade
  8. Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade.
  9. Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi.
  10. Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi,
  11. C'était la garnison de cette forteresse.
  12. Rien ne vint secourir la maison en détresse.
  13. La police fut sourde ayant affaire ailleurs.
  14. Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs.
  15. Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire.
  16. Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire !
  17. Fracas où se perdaient nos appels sans écho.
  18. Deux hommes apportaient du quartier Pachéco
  19. Une poutre enlevée à quelque échafaudage.
  20. Le jour naissant gênait la bande. L'abordage
  21. Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants.
  22. La poutre par bonheur n'arriva pas à temps.
  23. " Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures !
  24. Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures.
  25. George avait calmé Jeanne en lui prenant la main.
  26. Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ;
  27. Pensif, je rassurais les femmes en prières,
  28. Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres.
  29. Il manquait là des cris de vive l'empereur !
  30. La porte résista battue avec fureur.
  31. Cinquante hommes armés montrèrent ce courage.
  32. Et mon nom revenait dans des clameurs de rage :
  33. A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut !
  34. Par moments, méditant quelque nouvel assaut,
  35. Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ;
  36. Court répit ; un silence obscur et plein de haine
  37. Se faisait au milieu de ce sombre viol ;
  38. Et j'entendais au loin chanter un rossignol.

Extrait du corrigé :

 Victor-Marie Hugo : écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est l’un des plus grands écrivains français et repose au Panthéon depuis le lundi 1er juin 1885.

Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

 

L'Année terrible : recueil de poèmes de Victor Hugo publié en 1872. Il retrace l'année 1870 durant laquelle la France souffrit parallèlement d'une guerre contre la Prusse et d'une guerre civile à Paris.

              Faites un commentaire littéraire de ce poème en mettant bien en relief, la notion d'histoire et de circonstance.

 

Poème composé de 38 alexandrins.

Rimes suivies, du type aa, bb.

 

I- Un récit 

              A- Une anecdote terrible

• Poète narrateur qui raconte une histoire qui lui est arrivée. Cf. « Hier on est venu chez moi ». Passé composé > temps du discours + « hier » + « moi ». Déictiques. Montrez toutes les tournures, les déictiques qui montrent que le poète présente ce qui lui est arrivé comme une histoire racontée. Cf. le vocabulaire simple ; les temps du discours…

• Anecdote terrible. Cf. le champ lexical de la peur, de la frayeur. Ex : « pour me tuer ; le frisson ; un peu d'effroi… ».

• Passage aux temps du récit : passé simple / imparfait.