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SUJET : Jean-Pierre Claris de FLORIAN, Fables, « L'aveugle et le paralytique ». | Commentaires composés | Claris de Florian | Poésie

Commentaires composés | Claris de Florian | Poésie

Jean-Pierre Claris de FLORIAN, Fables, « L'aveugle et le paralytique ».
Aidons-nous mutuellement,/La charge des malheurs en sera plus légère...

Jean-Pierre Claris de FLORIAN, Fables, « Les deux voyageurs » 

 

Le compère Thomas et son ami Lubin

Allaient à pied tous deux à la ville prochaine.

Thomas trouve sur son chemin

Une bourse de louis pleine ;

Il l'empoche aussitôt. Lubin, d'un air content,

Lui dit : "Pour nous la bonne aubaine !

Non, répond Thomas froidement,

Pour nous n'est pas bien dit ; pour moi : c'est différent."

Lubin ne souffle mot ; mais en quittant la plaine,

Ils trouvent des voleurs cachés au bois voisin.

Thomas tremblant, et non sans cause,

Dit : "Nous sommes perdus ! - Non, lui répond Lubin,

Nous n'est pas le vrai mot ; mais toi c'est autre chose."

Cela dit, il s'échappe à travers le taillis.

Immobile de peur, Thomas est bientôt pris ;

Il tire la bourse et la donne.

 

Qui ne songe qu'à soi quand la fortune est bonne,

Dans le malheur n'a point d'amis.

 

 Extrait du corrigé :

Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794) : auteur dramatique, romancier, poète et fabuliste français, petit-neveu par alliance de Voltaire (son oncle avait épousé la nièce de Voltaire).

Il est élu membre de l'Académie française en 1788. Soupçonné pour ses relations avec l'Ancien Régime lors de la Révolution française, il est arrêté en 1794. Remis en liberté le 27 juillet, il meurt à trente-huit ans, des suites de sa détention.

 

Il est l’auteur de nombreuses fables dont les conclusions sont devenues des dictons très couramment cités encore de nos jours. Cf. la conclusion des fables « Le grillon » => « Pour vivre heureux, vivons cachés. » ; « Le vacher et le garde-chasse » => « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées ».

Et notre expression « éclairer la lanterne » est tirée de sa fable « Le singe qui montre la lanterne magique » (« Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne parlait éloquemment, et ne se lassait point. Il n’avait oublié qu’un point : c'était d'éclairer sa lanterne »).

 

Il s’agit de montrer comment fonctionne l’argumentation dans une fable.

 

I- Un texte plaisant à lire 

            A- Un poème

• Courte fable, en vers > 18 vers.

• Alternance entre les octosyllabes et des alexandrins (ex : « Il tire la bourse et la donne » / « Lubin ne souffle mot ; mais en quittant la plaine »). Alternance de mètres > rythme.

• Rimes croisées de type abab : « Lubin ; pleine ; chemin ; prochaine ».

NB : diérèse au vers 4 « Une bourse de lou-is pleine ».

 

            B- Un récit