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SUJET : Victor HUGO, Les Contemplations, « J'aime l'araignée ». | Commentaires composés

Commentaires composés

Victor HUGO, Les Contemplations, « J'aime l'araignée ».

 Victor HUGO, Les Contemplations, « J'aime l'araignée ».

 

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,

Parce qu'on les hait ;

Et que rien n'exauce et que tout châtie

Leur morne souhait ;

 

Parce qu'elles sont maudites, chétives,

Noirs êtres rampants ;

Parce qu'elles sont les tristes captives

De leur guet-apens ;

 

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;

Ô sort ! fatals noeuds !

Parce que l'ortie est une couleuvre,

L'araignée un gueux;

 

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,

Parce qu'on les fuit,

Parce qu'elles sont toutes deux victimes

De la sombre nuit...

 

Passants, faites grâce à la plante obscure,

Au pauvre animal.

Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,

Oh ! plaignez le mal !

 

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;

Tout veut un baiser.

Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie

De les écraser,

 

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,

Tout bas, loin du jour,

La vilaine bête et la mauvaise herbe

Murmurent : Amour !

 

Extrait du corrigé : 

Les Contemplations > un recueil de 158 poèmes rassemblés en 6 livres que Victor Hugo a publié en 1856. La plupart des poèmes ont été écrits entre 1841 et 1855, mais les plus anciens datent de 1834.

Recueil d’inspiration autobiographique, écrit après la mort de Léopoldine, la fille du poète, et  considéré comme le chef-d’œuvre lyrique de Victor Hugo => Les Contemplations sont un recueil du souvenir, de l’amour, de la joie mais aussi de la mort, du deuil et même mystique.

 

Poème au titre et au contenu qui peuvent sembler étranges.

Rare de célébrer une araignée…

 

I- Ortie et araignée => laideur, petitesse…

Ces choses que l’on rejette habituellement sont toutes laides et repoussantes.

              A- Éloge paradoxal

• Tout le poème est écrit à partir d’un paradoxe : « J'aime l'araignée et j'aime l'ortie » => constat étonnant. L’araignée est plutôt effrayante et l’ortie pique ;

 + relation de causalité : « parce que » => répété 8 fois.

Or, les arguments sont étonnants. Aime => quelque chose d’agréable. Raisons données : « hait ; fuit… ».

Amour paradoxal.

              B- Poème sur la laideur