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SUJET : Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné. XXXIX | Commentaires composés

Commentaires composés

Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné. XXXIX

 Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée.

Eh! qu'est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour? Qu'est-ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s'écoule si lentement et si vite? Qu'est-ce que cette échelle de tortures qui aboutit à l'échafaud?

Apparemment ce n'est pas là souffrir.

Ne sont-ce pas les mêmes convulsions, que le sang s'épuise goutte à goutte, ou que l'intelligence s'éteigne pensée à pensée?

Et puis, on ne souffre pas, en sont-ils sûrs? Qui le leur a dit? Conte-t-on que jamais une tête coupée se soit dressée sanglante au bord du panier, et qu'elle ait crié au peuple : Cela ne fait pas de mal !

Y a-t-il des morts de leur façon qui soient venus les remercier et leur dire : C'est bien inventé. Tenez-vous-en là. La mécanique est bonne.

Est-ce Robespierre ? Est-ce Louis XVI ?...

Non, rien ! moins qu'une minute, moins qu'une seconde, et la chose est faite. − Se sont-ils jamais mis, seulement en pensée, à la place de celui qui est là, au moment où le lourd tranchant qui tombe mord la chair, rompt les nerfs, brise les vertèbres... Mais quoi ! une demi-seconde ! la douleur est escamotée...

Horreur !

 

 

Extrait du corrigé :

Le Dernier Jour d’un condamné : roman en 1829 constituant un véritable réquisitoire politique pour l’abolition de la peine de mort.

 

Texte argumentatif contre la peine de mort.

 

I- Un écrit engagé 

            A- Thèse adverse

• Thèse des partisans de la peine de mort > début de l’extrait.

« Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée » => arguments des partisans à la peine de mort. 4 arguments juxtaposés (pas de « et » qui aurait pu clore la liste).

Arguments qui sont énumérés.

Gradation entre les arguments, de « rien » à « que la mort de cette façon est bien simplifiée ».

• « n'est rien » > minimise l’acte, le banalise.

• « qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce » > insiste sur la douceur, mort qui devient même agréable (…).

• « que la mort de cette façon est bien simplifiée » > mort qui devient même souhaitable, bienfaisante…

 

            B- Argumentation du prisonnier