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SUJET : Stendhal, Le Rouge et le Noir - Messieurs les jurés, L'horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole... | Commentaires composés | Stendhal | roman

Commentaires composés | Stendhal | roman

Stendhal, Le Rouge et le Noir - Messieurs les jurés, L'horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole...

Stendhal, Le Rouge et le Noir – Messieurs les jurés, L'horreur du mépris, que je croyais pouvoir

 

     « Messieurs les jurés,

 

     « L'horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole. Messieurs, je n'ai point l'honneur d'appartenir à votre classe, vous voyez en moi un paysan qui s'est révolté contre la bassesse de sa fortune.

 

     « Je ne vous demande aucune grâce, continua Julien en affermissant sa voix. Je ne me fais point illusion, la mort m'attend : elle sera juste. J'ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne de tous les respects, de tous les hommages. Madame de Rênal avait été pour moi comme une mère. Mon crime est atroce, et il fut prémédité. J'ai donc mérité la mort, messieurs les jurés. Mais quand je serais moins coupable, je vois des hommes qui, sans s'arrêter à ce que ma jeunesse peut mériter de pitié, voudront punir en moi et décourager à jamais cette classe de jeunes gens qui, nés dans une classe inférieure et en quelque sorte opprimés par la pauvreté, ont le bonheur de se procurer une bonne éducation, et l'audace de se mêler à ce que l'orgueil des gens riches appelle la société.

 

     « Voilà mon crime, messieurs, et il sera puni avec d'autant plus de sévérité, que, dans le fait, je ne suis point jugé par mes pairs. Je ne vois point sur les bancs des jurés quelque paysan enrichi, mais uniquement des bourgeois indignés… »

 

     Pendant vingt minutes, Julien parla sur ce ton ; il dit tout ce qu'il avait sur le cœur ; l'avocat général, qui aspirait aux faveurs de l'aristocratie, bondissait sur son siège…

 

Extrait du corrigé :

Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est né le 23 janvier 1783 à Grenoble et est mort le 23 mars 1842 à Paris. Il a participé aux guerres de la Révolution et de l'Empire comme officier de dragons et comme intendant militaire.

Romancier réputé pour la finesse d'analyse des sentiments de ses personnages, Stendhal est l’auteur de Lucien Leuwen, La Chartreuse de Parme, du Rouge et le Noir

 

Le Rouge et le Noir, sous-titré Chronique de 1830 : roman d’apprentissage composé de deux parties : la première retrace le parcours provincial de Julien Sorel, son entrée chez les Rênal, et la montée de ses ambitions au séminaire, et la seconde la vie du héros à Paris comme secrétaire de M. de La Mole et son déchirement entre ambitions et sentiments.

Roman centré sur Julien Sorel. Grande attention portée à la psychologie des personnages (Julien Sorel, Mme de Rênal, Mathilde...).

 

Dernière partie du Rouge et du Noir => procès de Julien (a tiré sur Mme de Rênal).

 

I- Un discours 

            A- Situation

• Julien s’adresse aux jurés. Cf. « dit ; parla sur ce ton ».

• Discours => marques de 1e personne du singulier (> Julien) / marques de 2e personne du pluriel (> jurés). Cf. « je croyais ; me ; Je ne vous demande » + apostrophes « Messieurs les jurés » ; « messieurs »…

• Temps du discours : imparfait pour les faits passés (croyais) ; importance du présent > situation d’énonciation (« est » ; « fais » ; « demande »…). Passé composé > actions passées qui ont encore une importance sur le présent (ex : « J'ai donc mérité »…).

• Déictiques. Ex : « Voilà mon crime ».

NB : 2 dernières lignes > retour au récit.