fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Victor HUGO, Les Contemplations, « À quoi songeaient les deux cavaliers ». | Commentaires composés

Commentaires composés

Victor HUGO, Les Contemplations, « À quoi songeaient les deux cavaliers ».

 Victor HUGO, Les Contemplations, « À quoi songeaient les deux cavaliers ».

 

  1. La nuit était fort noire et la forêt très-sombre.
  2. Hermann à mes côtés me paraissait une ombre.
  3. Nos chevaux galopaient. À la garde de Dieu !
  4. Les nuages du ciel ressemblaient à des marbres.
  5. Les étoiles volaient dans les branches des arbres
  6. Comme un essaim d'oiseaux de feu.

 

  1. Je suis plein de regrets. Brisé par la souffrance,
  2. L'esprit profond d'Hermann est vide d'espérance.
  3. Je suis plein de regrets. Ô mes amours, dormez !
  4. Or, tout en traversant ces solitudes vertes,
  5. Hermann me dit : − Je songe aux tombes entr'ouvertes; −
  6. Et je lui dis : − Je pense aux tombeaux refermés. −

 

  1. Lui regarde en avant : je regarde en arrière,
  2. Nos chevaux galopaient à travers la clairière ;
  3. Le vent nous apportait de lointains angélus ;
  4. dit : − Je songe à ceux que l'existence afflige,
  5. − À ceux qui sont, à ceux qui vivent. − Moi, − lui dis-je,
  6. −Je pense à ceux qui ne sont plus !−

 

  1. Les fontaines chantaient. Que disaient les fontaines?
  2. Les chênes murmuraient. Que murmuraient les chênes?
  3. Les buissons chuchotaient comme d'anciens amis.
  4. Hermann me dit : − Jamais les vivants ne sommeillent.
  5. − En ce moment, des yeux pleurent, d'autres yeux veillent.−
  6. Et je lui dis : − Hélas! d'autres sont endormis! −

 

  1. Hermann reprit alors : −Le malheur, c'est la vie.
  2. − Les morts ne souffrent plus. Ils sont heureux! j'envie
  3. − Leur fosse où l'herbe pousse, où s'effeuillent les bois.
  4. − Car la nuit les caresse avec ses douces flammes;
  5. − Car le ciel rayonnant calme toutes les âmes
  6. − Dans tous les tombeaux à la fois! −

 

  1. Et je lui dis : − Tais-toi!  respect au noir mystère!
  2. − Les morts gisent couchés sous nos pieds dans la terre.
  3. − Les morts, ce sont les coeurs qui t'aimaient autrefois
  4. − C'est ton ange expiré! c'est ton père et ta mère!
  5. − Ne les attristons point par l'ironie amère.
  6. − Comme à travers un rêve ils entendent nos voix.

 

Octobre 1853.

 

Extrait du corrigé :

Poème de Victor Hugo.

6 strophes de 6 vers > 6 sizains.

36 alexandrins.

 

Poème par lequel le poète a réfléchi sur la mort > Les contemplations, recueil dédié à sa fille Léopoldine.

Hermann peut apparaître comme un double du poète > dialogue avec lui-même, au sujet de la mort.

 

I- Une promenade à cheval 

            A- Un récit

• Pourrait être un récit autobiographique, le récit d’un épisode survenu au poète.

Cf. l’utilisation de l’imparfait pour les descriptions, le décor. Ex : « La nuit était » > indication temporelle ; « Nos chevaux galopaient » ; « Les fontaines chantaient »…

• Actions racontées au présent. Ex : « Je suis » ; « Hermann me dit » ;  « Lui regarde »…

• Récit d’une promenade + discussions entre les deux personnages > le poète « Je » et « Hermann ». Cf. tous les verbes de discours. Ex : « Et je lui dis » (répété 3 fois) ; « Hermann reprit alors » ; « me dit » ; « dit » ; « Hermann me dit »…

+ Cf. les marques du discours (tirets…).