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SUJET : Victor Hugo, Les Misérables, V, livre 1, chapitre 15 : « la mort de Gavroche ». | Commentaires composés

Commentaires composés

Victor Hugo, Les Misérables, V, livre 1, chapitre 15 : « la mort de Gavroche ».

 Victor Hugo, Les Misérables, V, livre 1, chapitre 15 : « la mort de Gavroche ».

 

Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d'anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n'était pas un enfant, ce n'était pas un homme ; c'était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette.

   Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri.

 

Extrait du corrigé :

Victor-Marie Hugo : écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est l’un des plus grands écrivains français et repose au Panthéon depuis le lundi 1er juin 1885.

Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

 

Les Misérables : roman paru en 1862 qui est l’un des plus populaires de la littérature française. Victor Hugo y décrit la vie de misérables dans le Paris du XIXe siècle et s'attache plus particulièrement aux pas du bagnard Jean Valjean. Mais on y rencontre aussi des personnages marquants, tels Cosette, Fantine, Gavroche, les Thénardier ou Javert.

 

Lettre du 23 mars 1862 de Victor Hugo à son éditeur Lacroix au sujet des Misérables : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal, de mon œuvre ».

 

Moment très important et très touchant dans le roman > la mort du jeune Gavroche. Enfant qui meurt à 12 ans sur les barricades.

 

I- La fusillade contre Gavroche, moment « charmant » et « épouvantable ».

            A- La chasse à l’enfant

• Polyptote : « fusillé » / « fusillade ». Paradoxe : « fusillé » > participe passé, est visé, est mort ? VS « taquinait » > verbe d’action à l’imparfait + « taquinait » a une connotation enfantine qui rappelle l’âge du petit garçon.

=> La vie, la jeunesse de l’enfant semble faire un « pied de nez » à la mort. Ex : « Il avait l'air de s'amuser beaucoup ».

• Un monde d’adulte, un monde dangereux. Ex : « Les insurgés » ; « Les gardes nationaux et les soldats » ; « fusillade » ;  « la mitraille »…

• « le moineau » VS « les chasseurs » > force, armes VS le frêle oiseau. Cf. aussi « becquetant ».

=> Montrez que Hugo souligne avec force la différence entre l’enfant et les hommes armés…