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SUJET : Gustave Flaubert, Madame Bovary, Partie II, chapitre 9. | Commentaires composés | Flaubert | roman

Commentaires composés | Flaubert | roman

Gustave Flaubert, Madame Bovary, Partie II, chapitre 9.
D'abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l'étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient...

 D'abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l'étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.

 

Mais, en s'apercevant dans la glace, elle s'étonna de son visage. Jamais elle n'avait eu les yeux si grands, si noirs, ni d'une telle profondeur. Quelque chose de subtil épandu sur sa personne la transfigurait.

 

Elle se répétait : « J'ai un amant ! un amant ! » se délectant à cette idée comme à celle d'une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l'amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré. Elle entrait dans quelque chose de merveilleux où tout serait passion, extase, délire ; une immensité bleuâtre l'entourait, les sommets du sentiment étincelaient sous sa pensée, et l'existence ordinaire n'apparaissait qu'au loin, tout en bas, dans l'ombre, entre les intervalles de ces hauteurs.

 

Alors elle se rappela les héroïnes des livres qu'elle avait lus, et la légion lyrique de ces femmes adultères se mit à chanter dans sa mémoire avec des voix de soeurs qui la charmaient. Elle devenait elle-même comme une partie véritable de ces imaginations et réalisait la longue rêverie de sa jeunesse, en se considérant dans ce type d'amoureuse qu'elle avait tant envié. D'ailleurs, Emma éprouvait une satisfaction de vengeance. N'avait-elle pas assez souffert ! Mais elle triomphait maintenant, et l'amour, si longtemps contenu, jaillissait tout entier avec des bouillonnements joyeux. Elle le savourait sans remords, sans inquiétude, sans trouble.

 

Extrait du corrigé :

Madame Bovary : roman paru en 1857, dont le titre original était Madame Bovary, mœurs de province. Œuvre qui fit scandale et qui, la même année que Les Fleurs du Mal, fut portée devant la justice pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs ». Mais, à la différence du recueil de Baudelaire, le roman de Flaubert fut acquitté.

Œuvre « réaliste » qui raconte la destinée d’Emma, fille de Rouault, un riche fermier et épouse de l’officier Charles Bovary.

 

Emma a un amant. Moment important du roman.

 

I- Un moment romanesque vécu par Emma 

            A- Focalisation interne

• Moment important dans le roman => Emma a un amant.

• L’action est vue du point de vue du personnage. Cf. « elle voyait » ; « elle sentait » ; « en s'apercevant dans la glace, elle s'étonna » ; « n'apparaissait qu'au loin »…

« ce fut comme un étourdissement » > perception d’Emma. « les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe » > asyndète + accumulation et même gradation (car le + important = Rodolphe) > traduit cet étourdissement de ses sens.

=> Tout est perçu, ressenti par Emma.

• Montrez que Flaubert a recourt au discours indirect libre. Ex : dans le 3e § « Elle allait donc posséder enfin ces joies de l'amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré ». Ex : « N'avait-elle pas assez souffert ! ».