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SUJET : Marcel Proust, À la Recherche du temps perdu, Du coté de chez Swann | Commentaires composés | Proust | roman

Commentaires composés | Proust | roman

Marcel Proust, À la Recherche du temps perdu, Du coté de chez Swann
Mais le concert recommença et Swann comprit qu’il ne pourrait pas s’en aller avant la fin de ce nouveau numéro du programme...

 Mais le concert recommença et Swann comprit qu’il ne pourrait pas s’en aller avant la fin de ce nouveau numéro du programme. Il souffrait de rester enfermé au milieu de ces gens dont la bêtise et les ridicules le frappaient d’autant plus douloureusement qu’ignorant son amour, incapables, s’ils l’avaient connu, de s’y intéresser et de faire autre chose que d’en sourire comme d’un enfantillage ou de le déplorer comme une folie, ils le lui faisaient apparaître sous l’aspect d’un état subjectif qui n’existait que pour lui, dont rien d’extérieur ne lui affirmait la réalité ; il souffrait surtout, et au point que même le son des instruments lui donnait envie de crier, de prolonger son exil dans ce lieu où Odette ne viendrait jamais, où personne, où rien ne la connaissait, d’où elle était entièrement absente.

 

Mais tout à coup ce fut comme si elle était entrée, et cette apparence lui fut une si déchirante souffrance qu’il dut porter la main à son cœur. C’est que le violon était monté à des notes hautes où il restait comme pour une attente, une attente qui se prolongeait sans qu’il cessât de les tenir, dans l’exaltation où il était d’apercevoir déjà l’objet de son attente qui s’approchait, et avec un effort désespéré pour tâcher de durer jusqu’à son arrivée, de l’accueillir avant d’expirer, de lui maintenir encore un moment de toutes ses dernières forces le chemin ouvert pour qu’il pût passer, comme on soutient une porte qui sans cela retomberait.

 

Et avant que Swann eût le temps de comprendre, et de se dire : « C’est la petite phrase de la sonate de Vinteuil, n’écoutons pas ! » tous ses souvenirs du temps où Odette était éprise de lui, et qu’il avait réussi jusqu’à ce jour à maintenir invisibles dans les profondeurs de son être, trompés par ce brusque rayon du temps d’amour qu’ils crurent revenu, s’étaient réveillés et, à tire-d’aile, étaient remontés lui chanter éperdument, sans pitié pour son infortune présente, les refrains oubliés du bonheur.

 

Extrait du corrigé :

À la recherche du temps perdu : roman écrit entre 1908-1909 et 1922 et publié entre 1913 et 1927 à travers sept tomes, dont les trois derniers parurent après la mort de l’auteur.

Premiers tomes : Du côté de chez Swann (1913) ; À l'ombre des jeunes filles en fleurs (1919, reçoit le prix Goncourt la même année) ; Le côté de Guermantes (en 2 volumes, chez Gallimard (1921-1922)…

 

Fameux passage de La recherche du temps perdu => la Sonate de Vinteuil.

 

I- Concert et émotions 

            A- Swann, un homme désolé

• Dans le 1e §, Swann semble mal à l’aise, triste, perdu.

• Montrez que le texte s’attache à décrire le plus précisément possible son malaise.

• « ridicules le frappaient d’autant plus » > différent des autres personnes. Incompris. Cf. la comparaison « sourire comme d’un enfantillage » > décalage entre ce qu’il ressent et ce que les autres, la société perçoivent, comprennent.

• Cf. le champ lexical de la tristesse. Ex : « souffrait » ; « douloureusement » ; « souffrait surtout » ; « envie de crier »…

• « son amour » ; « Odette ne viendrait jamais » => peine de cœur de Swann.

 

 

            B- Un malaise soudain