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SUJET : Questions de corpus : 1- Comparez Gymnaste (texte 1) et le narrateur-personnage de Voyage au bout de la nuit (texte 3). Ont-ils la même façon de considérer la bataille ? 2- Dans quels textes peut-on relever des procédés hérités de l’épopée ? Expliquez l’effet qu’ils produisent. | Devoirs divers | roman

Devoirs divers | roman

Questions de corpus : 1- Comparez Gymnaste (texte 1) et le narrateur-personnage de Voyage au bout de la nuit (texte 3). Ont-ils la même façon de considérer la bataille ? 2- Dans quels textes peut-on relever des procédés hérités de l’épopée ? Expliquez l’effet qu’ils produisent.
Rabelais, Gargantua – Alors Gymnaste, voyant son avantage… Victor Hugo, Les Misérables, cinquième partie, livre I, chapitre XXI, Les héros – Tout à coup le tambour battit la charge… Céline, Voyage au bout de la nuit – On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté…

 Questions de corpus :

1- Comparez Gymnaste (texte 1) et le narrateur-personnage de Voyage au bout de la nuit (texte 3). Ont-ils la même façon de considérer la bataille ?

2- Dans quels textes peut-on relever des procédés hérités de l’épopée ? Expliquez l’effet qu’ils produisent.

 

 

Corpus :

Rabelais, Gargantua – Alors Gymnaste, voyant son avantage…

Victor Hugo, Les Misérables, cinquième partie, livre I, chapitre XXI, Les héros – Tout à coup le tambour battit la charge…

Céline, Voyage au bout de la nuit – On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté…

 

 

Rabelais, Gargantua – Alors Gymnaste, voyant son avantage…

Alors Gymnaste, voyant son avantage, descend de cheval, dégaine son épée et à grands coups chargea sur les plus huppés, et les abattit à grands monceaux, blessés, souffrants et meurtris, sans que nul lui résistât,  qu'il avait faits que par les propos que lui avait tenu Tripet en l'appelant pauvre diable ; sinon que Tripet, en trahison, lui voulut fendre la cervelle de son épée lansquenette ; mais Gymnaste était bien armé et de ce coup, il ne sentit que le choc ; soudainement, se tournant, il lança un estoc volant au dit Tripet, et, cependant que celui-ci se couvrait en hauteur, lui tailla d'un coup l'estomac, le colon et la moitié du foie, qui tomba par terre, et, tombant, rendit plus de quatre potées de soupe, et l'âme mêlée parmi les soupes.

Cela fait, Gymnaste se retire, considérant qu’il ne faut jamais poursuivre les cas de hasard jusqu’à leur retournement, et qu’il convient à tous les chevaliers de traiter respectueusement leur bonne fortune, sans la molester, ni la tourmenter et, montant sur son cheval, il lui donne des éperons, allant tout droit vers La Vauguyon, accompagné de Prelinguand.

 

Victor Hugo, Les Misérables, cinquième partie, livre I, chapitre XXI, Les héros – Tout à coup le tambour battit la charge…

 

Tout à coup le tambour battit la charge.

L'attaque fut l'ouragan. La veille, dans l'obscurité, la barricade avait été approchée silencieusement comme par un boa. A présent, en plein jour, dans cette rue évasée, la surprise était décidément impossible, la vive force d'ailleurs s'était démasquée, le canon avait commencé le rugissement, l'armée se rua sur la barricade. La furie était maintenant l'habileté. Une puissante colonne d'infanterie de ligne, coupée à intervalles égaux de garde nationale et de garde municipale à pied, et appuyée sur des masses profondes qu'on entendait sans les voir, déboucha dans la rue au pas de course, tambour battant, clairon sonnant, bayonnettes croisées, sapeurs en tête, et, imperturbable sous les projectiles, arriva droit sur la barricade avec le poids d'une poutre d'airain sur un mur.

Le mur tint bon.

Les insurgés firent feu impétueusement. La barricade escaladée eut une crinière d'éclairs. L'assaut fut si forcené qu'elle fut un moment inondée d'assaillants; mais elle secoua les soldats ainsi que le lion les chiens, et elle ne se couvrit d'assiégeants que comme la falaise d'écume, pour reparaître l'instant d'après, escarpée, noire et formidable.

La colonne, forcée de se replier, resta massée dans la rue, à découvert, mais terrible, et riposta à la redoute par une mousqueterie effrayante. Quiconque a vu un feu d'artifice se rappelle cette gerbe faite d'un croisement de foudres qu'on appelle le bouquet. Qu'on se représente ce bouquet, non plus vertical, mais horizontal, portant une balle, une chevrotine ou un biscayen à la pointe de chacun de ses jets de feu, et égrenant la mort dans ses grappes de tonnerres. La barricade était là-dessous.

Des deux parts résolution égale. La bravoure était là presque barbare et se compliquait d'une sorte de férocité héroïque qui commençait par le sacrifice de soi-même. C'était l'époque où un garde national se battait comme un zouave. La troupe voulait en finir; l'insurrection voulait lutter. L'acceptation de l'agonie en pleine jeunesse et en pleine santé fait de l'intrépidité une frénésie. Chacun dans cette mêlée avait le grandissement de l'heure suprême. La rue se joncha de cadavres.

 

 

Céline, Voyage au bout de la nuit – On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté…

On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy? Qui aurait pu prévoir, avant d'entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes? A présent, j'étais pris dans cette fuite en masse, vers le meurtre en commun, vers le feu…Ça venait des profondeurs et c'était arrivé.

Le colonel ne bronchait toujours pas, je le regardais recevoir, sur le talus, des petites lettres du général qu'il déchirait ensuite menu, les ayant lues sans hâte, entre les balles. Dans aucune d'elles, il n'y avait donc l'ordre d'arrêter net cette abomination ? On ne lui disait donc pas d'en haut qu'il y avait méprise ? Abominable erreur ? Maldonne ? Qu'on s'était trompé ? Que c'était des manœuvres pour rire qu'on avait voulu faire, et pas des assassinats ! Mais non ! « Continuez, colonel, vous êtes dans la bonne voie ! » Voilà sans doute ce que lui écrivait le général des Entrayes, de la division, notre chef à tous, dont il recevait une enveloppe chaque cinq minutes, par un agent de liaison, que la peur rendait chaque fois un peu plus vert et foireux. J'en aurais fait mon frère peureux de ce garçon-là ! Mais on n'avait pas le temps de fraterniser non plus.

Donc pas d'erreur ? Ce qu'on faisait à se tirer dessus, comme ça, sans même se voir, n'était pas défendu ! Cela faisait partie des choses qu'on peut faire sans mériter une bonne engueulade. C'était même reconnu, encouragé sans doute par les gens sérieux, comme le tirage au sort, les fiançailles, la chasse à courre ! … Rien à dire. Je venais de découvrir d'un coup la guerre tout entière. J'étais dépucelé. Faut être à peu près seul devant elle comme je l'étais à ce moment-là pour bien la voir la vache, en face et de profil. On venait d'allumer la guerre entre nous et ceux d'en face, et à présent ça brûlait ! Comme le courant entre les deux charbons, dans la lampe à arc. Et il n'était pas près de s'éteindre le charbon ! On y passerait tous, le colonel comme les autres, tout mariole qu'il semblerait être, et sa carne ne ferait pas plus de rôti que la mienne quand le courant d'en face lui passerait entre les deux épaules.

 

 Extrait du corrigé :

 

Questions de corpus :

1- Comparez Gymnaste (texte 1) et le narrateur-personnage de Voyage au bout de la nuit (texte 3). Ont-ils la même façon de considérer la bataille ?

 

• Montrez que Gymnaste considère la guerre comme une action héroïque.

Évoque la guerre comme quelque chose de bien > la violence des combats est présentée de manière positive.

Ex : « lui tailla d'un coup l'estomac, le colon et la moitié du foie, qui tomba par terre, et, tombant, rendit plus de quatre potées de soupe, et l'âme mêlée parmi les soupes… »

Épique + note comique.

La violence motive Gymnaste.