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SUJET : Molière, Tartuffe, Acte III, scène 3. | Commentaires composés | Molière | Théâtre

Commentaires composés | Molière | Théâtre

Molière, Tartuffe, Acte III, scène 3.
TARTUFFE. L'amour qui nous attache aux beautés éternelles...

Molière, Tartuffe, Acte III, scène 3.

 

 

TARTUFFE.

L'amour qui nous attache aux beautés éternelles

N'étouffe pas en nous l'amour des temporelles ;

Nos sens facilement peuvent être charmés

Des ouvrages parfaits que le Ciel a formés.

Ses attraits réfléchis brillent dans vos pareilles ;

Mais il étale en vous ses plus rares merveilles ;

Il a sur votre face épanché des beautés

Dont les yeux sont surpris, et les coeurs transportés,

Et je n'ai pu vous voir, parfaite créature,

Sans admirer en vous l'auteur de la nature,  

Et d'une ardente amour sentir mon coeur atteint,

Au plus beau des portraits où lui-même il s'est peint.

D'abord j'appréhendai que cette ardeur secrète

Ne fût du noir esprit une surprise adroite ;

Et même à fuir vos yeux mon coeur se résolut,

Vous croyant un obstacle à faire mon salut.

Mais enfin je connus, ô beauté toute aimable,

Que cette passion peut n'être point coupable,

Que je puis l'ajuster avecque la pudeur,

Et c'est ce qui m'y fait abandonner mon coeur.

Ce m'est, je le confesse, une audace bien grande

Que d'oser de ce coeur vous adresser l'offrande ;

Mais j'attends en mes voeux tout de votre bonté,

Et rien des vains efforts de mon infirmité ;

En vous est mon espoir, mon bien, ma quiétude,

De vous dépend ma peine ou ma béatitude,

Et je vais être enfin, par votre seul arrêt,

Heureux si vous voulez, malheureux s'il vous plaît. 

 

ELMIRE.

 

 

Mais elle est, à vrai dire, un peu bien surprenante.

Vous deviez, ce me semble, armer mieux votre sein,

Et raisonner un peu sur un pareil dessein.

Un dévot comme vous, et que partout on nomme...

 

***

Le Tartuffe ou l’Imposteur : comédie en cinq actes et en vers (1962 alexandrins) de Molière représentée pour la première fois au château de Versailles le 12 mai 1664.

Molière écrivit cette pièce en réaction aux agissements de la Compagnie du Saint-Sacrement. La pièce est achevée en 1669.

 

NB :

La pièce est en vers > Molière est l’auteur de ce que l’on appelle « les grandes comédies ».

- Ce sont des alexandrins (> normalement réservés à la tragédie).

- Les rimes sont suivies, du type AABB.

Ex : « beautés ; transportés ; créature ; nature ».

- Qualité des rimes :

Rimes pauvres. Ex : « arrêt ; plaît » [ɛ]

Rimes suffisantes. Ex : « pudeur ; cœur » [œ r]

Rimes riches. Ex : « créature ; nature » [a t y r]

 

Intrigue : Orgon est un personnage assez important tombé sous la coupe de Tartuffe, un hypocrite et faux dévot.

=> Pièce qui souleva l’indignation du parti des dévots qui y voyaient une attaque en règle de la religion et des valeurs qu’ils véhiculaient. La Compagnie du Saint-Sacrement usa de son influence pour faire interdire la pièce, en faisant pression sur le roi.

Ce n’est que le 1er février 1669 que Molière reçoit de Louis XIV l’autorisation de jouer sa pièce (qui a été modifiée).

 

Scène dans laquelle Tartuffe, le dévot hypocrite et le soi-disant prude déclare sa flamme à la femme de son ami.

 

I- Déclaration d’amour divine 

A- Une déclaration comique

• Déclaration amoureuse de Tartuffe.

• Situation > ami du maître du logis qui courtise sa femme. Aucun scrupule. Cf. Elmire : opposition entre sa déclaration et « Mais elle est, à vrai dire, un peu bien surprenante » >  « Un dévot comme vous, et que partout on nomme... ». Dévot : ne devrait pas penser aux femmes ! 

• Comique : se disait extrêmement prude et peut porter sur les plaisirs terrestres (cf. acte III, scène 3).

• Elmire le remet à sa place.