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SUJET : Zola, Le Roman expérimental, 1880 – Je passe à un autre caractère du roman naturaliste… Questions | Devoirs divers | Zola | roman

Devoirs divers | Zola | roman

Zola, Le Roman expérimental, 1880 – Je passe à un autre caractère du roman naturaliste… Questions
1) Quels rôles Zola attribue-t-il au romancier naturaliste ? 2) Quelles métaphores utilise-t-il pour désigner le romancier naturaliste et l’écriture naturaliste ? 3) Quel adjectif employé deux fois résume le projet de l’écriture naturaliste ? 4) Que rejette l’écriture naturaliste ? 5) Quelle place Zola fait-il au lecteur ? 6) Quelles sont les conséquences, quels sont les impacts de l’écriture naturaliste ?

 Zola, Le Roman expérimental, 1880 – Je passe à un autre caractère du roman naturaliste…

Questions

 

 

1) Quels rôles Zola attribue-t-il au romancier naturaliste ?

2) Quelles métaphores utilise-t-il pour désigner le romancier naturaliste et l’écriture naturaliste ?

3) Quel adjectif employé deux fois résume le projet de l’écriture naturaliste ?

4) Que rejette l’écriture naturaliste ?

5) Quelle place Zola fait-il au lecteur ?

6) Quelles sont les conséquences, quels sont les impacts de l’écriture naturaliste ?

 

 

Je passe à un autre caractère du roman naturaliste. Il est impersonnel, je veux dire que le romancier n’est plus qu’un greffier, qui se défend de juger et de conclure. Le rôle strict d’un savant est d’exposer les faits, d’aller jusqu’au bout de l’analyse, sans se risquer dans la synthèse ; les faits sont ceux-ci, l’expérience tentée dans de telles conditions donne de tels résultats ; et il s’en tient là parce que s’il voulait s’avancer au delà des phénomènes, il entrerait dans l’hypothèse ; ce seraient des probabilités, ce ne serait pas de la science. Eh bien ! le romancier doit également s’en tenir aux faits observés, à l’étude scrupuleuse de la nature, s’il ne veut pas s’égarer dans des conclusions menteuses. Il disparaît donc, il garde pour lui son émotion, il expose simplement ce qu’il a vu. Voilà la réalité ; frissonnez ou riez devant elle, tirez en une leçon quelconque, l’unique besogne de l’auteur été de mettre sous vos yeux les documents vrais. Il y a, en outre, à cette impersonnalité morale de l’œuvre, une raison d’art. L’intervention passionnée ou attendrie de l’écrivain rapetisse un roman, en brisant la netteté des lignes, en introduisant un élément étranger aux faits, qui détruit leur valeur scientifique. On ne s’imagine pas un chimiste se courrouçant contre l’azote, parce que ce corps est impropre à la vie, ou sympathisant tendrement avec l’oxygène pour la raison contraire. Un romancier qui éprouve le besoin de s’indigner contre le vice et d’applaudir à la vertu, gâte également les documents qu’il apporte, car son intervention est aussi gênante qu’inutile ; l’œuvre perd de sa force, ce n’est plus une page de marbre tirée d’un bloc de la réalité, c’est une matière travaillée, repétrie par l’émotion de l’auteur, émotion qui est sujette à tous les préjugés et à toutes les erreurs. Une œuvre vraie sera éternelle, tandis qu’une œuvre émue pourra ne chatouiller que le sentiment d’une époque.

 

 Extrait du corrigé :

 

1) Quels rôles Zola attribue-t-il au romancier naturaliste ?

Zola attribue au romancier naturaliste un rôle d’écrivain « neutre », impartial. Il ne doit pas donner son avis. Il doit être « impersonnel », comme un « greffier ».

Il doit peindre la réalité, ce qui est.

Ex : « l’unique besogne de l’auteur été de mettre sous vos yeux les documents vrais ».