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SUJET : Alfred de MUSSET, La nuit de mai | Commentaires composés | Musset

Commentaires composés | Musset

Alfred de MUSSET, La nuit de mai
LA MUSE - Poète, prends ton luth et me donne un baiser...

Alfred de MUSSET, « La nuit de mai »

 

LA MUSE

  1. Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;
  2. La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore,
  3. Le printemps naît ce soir ; les vents vont s'embraser ;
  4. Et la bergeronnette, en attendant l'aurore,
  5. Aux premiers buissons verts commence à se poser.
  6. Poète, prends ton luth, et me donne un baiser.

 

LE POÈTE

  1. Comme il fait noir dans la vallée !
  2. J'ai cru qu'une forme voilée
  3. Flottait là-bas sur la forêt.
  4. Elle sortait de la prairie ;
  5. Son pied rasait l'herbe fleurie ;
  6. C'est une étrange rêverie ;
  7. Elle s'efface et disparaît.

 

LA MUSE

  1. Poète, prends ton luth ; la nuit, sur la pelouse,
  2. Balance le zéphyr dans son voile odorant.
  3. La rose, vierge encor, se referme jalouse
  4. Sur le frelon nacré qu'elle enivre en mourant.
  5. Écoute ! tout se tait ; songe à ta bien-aimée.
  6. Ce soir, sous les tilleuls, à la sombre ramée
  7. Le rayon du couchant laisse un adieu plus doux.
  8. Ce soir, tout va fleurir : l'immortelle nature
  9. Se remplit de parfums, d'amour et de murmure,
  10. Comme le lit joyeux de deux jeunes époux.

 

LE POÈTE

  1. Pourquoi mon coeur bat-il si vite ?
  2. Qu'ai-je donc en moi qui s'agite
  3. Dont je me sens épouvanté ?
  4. Ne frappe-t-on pas à ma porte ?
  5. Pourquoi ma lampe à demi morte
  6. M'éblouit-elle de clarté ?
  7. Dieu puissant ! tout mon corps frissonne.
  8. Qui vient ? qui m'appelle ? - Personne.
  9. Je suis seul ; c'est l'heure qui sonne ;
  10. Ô solitude ! ô pauvreté !

 

 

Extrait du corrigé :

Alfred de Musset : poète, romancier, dramaturge né en 1810 et mort en 1857.

              Musset fréquente très jeune des cercles littéraires − il est dès 1828 proche du cénacle de Victor Hugo − et des théâtres. Il publie sa première œuvre à 19 ans, Les Contes d'Espagne et d'Italie. Il donne à l'Odéon La Nuit vénitienne dont l'échec retentissant le dégoûte du théâtre : il décide alors d’écrire des pièces qui ne seront pas représentées (Un spectacle dans un fauteuil).

              1833 et 1837 : période la plus féconde d'Alfred de Musset, production exacerbée par les souffrances vécues lors de la liaison passionnée et douloureuse qu'il a avec George Sand, de 1833 à 1835. Il écrit notamment à cette époque les pièces suivantes : Les Caprices de Marianne, Fantasio, On ne Badine pas avec l'Amour, Lorenzaccio, le Chandelier, Il ne faut jurer de rien, Un caprice. Les poésies des Nuits et La Confession d'un enfant du siècle témoignent également de son caractère passionné et souffrant. Les dernières années de sa vie sont peu productives, mais c'est alors qu'il triomphe au théâtre, à la suite du succès de sa comédie Un caprice, mise au répertoire de la Comédie-Française en 1847, après sa réussite en Russie.

 

« Nuit de Mai » :

Dialogue entre le Poète et sa muse.

Poète => octosyllabes.

Muses => alexandrins.

 

I- L’inspiration poétique 

              A- L’inspiration et la nature

• Inspiration. Cf. l’anaphore de « « Poète, prends ton luth ». Le Trésor de la Langue française précise qu’au sens figuré, luth = Inspiration, talent poétique.

• Cf. aussi les impératifs utilisés par la muse => « prends, me donne… » => pousse le poète.

• La muse pousse le poète à écrire > prétexte, raison : la nature.

• Cf. « La fleur de l'églantier ; ses bourgeons éclore ; Le printemps ; les vents ; Et la bergeronnette ; premiers buissons… » => nature, inspiration du poète.

• Nature au printemps > vie, joie. Cf. « éclore ; naît… ».