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SUJET : Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne. | Commentaires composés | Musset

Commentaires composés | Musset

Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne.
MARIANNE Bien dit. Aviez-vous préparé d’avance cette comparaison ? ...

 MARIANNE

Bien dit. Aviez-vous préparé d’avance cette comparaison ? Si vous ne brûlez pas le brouillon de vos harangues, donnez-le-moi, de grâce, que je les apprenne à ma perruche.

 

OCTAVE

Qu’y trouvez-vous qui puisse vous blesser ? Une fleur sans parfum n’en est pas moins belle ; bien au contraire, ce sont les plus belles que Dieu a faites ainsi ; et le jour où, comme une Galatée d’une nouvelle espèce, vous deviendrez de marbre au fond de quelque église, ce sera une charmante statue que vous ferez et qui ne laissera pas que de trouver quelque niche respectable dans un confessionnal.

 

MARIANNE

Mon cher cousin, est-ce que vous ne plaignez pas le sort des femmes? Voyez un peu ce qui m’arrive : il est décrété par le sort que Coelio m’aime, ou qu’il croit m’aimer, lequel Coelio le dit à ses amis, lesquels amis décrètent à leur tour que, sous peine de mort, je serai sa maîtresse. La jeunesse napolitaine daigne m’envoyer en votre personne un digne représentant chargé de me faire savoir que j’ai à aimer ledit seigneur Coelio d’ici à une huitaine de jours. Pesez cela, je vous en prie. Si je me rends, que dira-t-on de moi ? N’est-ce pas une femme bien abjecte que celle qui obéit à point nommé, à l’heure convenue, à une pareille proposition ? Ne va-t-on pas la déchirer à belles dents, la montrer au doigt et faire de son nom le refrain d’une chanson à boire ? Si elle refuse, au contraire, est-il un monstre qui lui soit comparable ? Est-il une statue plus froide qu’elle, et l’homme qui lui parle, qui ose l’arrêter en place publique son livre de messe à la main, n’a-t-il pas le droit de lui dire : vous êtes une rose du Bengale fans épines et sans parfum ?

 

OCTAVE

Cousine, cousine, ne vous fâchez pas.

 

MARIANNE

N’est-ce pas une chose bien ridicule que l’honnêteté et la foi jurée ? Que l’éducation d’une fille, la fierté d’un cœur qui s’est figuré qu’il vaut quelque chose, et qu’avant de jeter au vent la poussière de sa fleur chérie, il faut que le calice en soit baigné de larmes, épanoui par quelques rayons de soleil, entre ouvert par une main délicate ? Tout cela n’est-il pas un rêve, une bulle de savon qui, au premier soupir d’un cavalier à la mode, doit s’évaporer dans les airs ?

 

Extrait du commentaire :

 Les Caprices de Marianne : pièce de théâtre écrite par Alfred de Musset qui paraît le 15 mai 1833 dansLa Revue des Deux Mondes. Elle sera jouée à la Comédie-Française le 14 juin 1851.

 

Pièce composée de deux actes de trois et six scènes. L’intrigue se déroule à Naples, un Naples imaginaire et raconte l’histoire de Cœlio, un jeune homme qui tente désespérément de conquérir Marianne, elle-même déjà mariée.

Pièce qui appartient au courant du romantisme. Musset la qualifie de comédie mais elle s’apparente plutôt à la tragédie.

 

C'est la deuxième rencontre entre Octave et Marianne.

 

I- Marianne et Octave 

            A- Situation

• Octave a essayé de piquer Marianne et de réveiller de l’amour pour Coelio > fait croire que se dernier en aime une autre. Et reproche à la jeune femme son indifférence.

• Mais finalement, Marianne tombe sous le charme d’Octave.