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SUJET : Musset, Lorenzaccio, Acte I, scène 4. | Commentaires composés | Musset

Commentaires composés | Musset

Musset, Lorenzaccio, Acte I, scène 4.
Valori. Devant le duc, l'épée nue !

  

Valori. Devant le duc, l'épée nue !

Le Duc, riant. Laissez faire, laissez faire. Allons, Renzo, je veux te servir de témoin ; qu'on lui donne une épée !

Lorenzo. Monseigneur, que dites-vous là ?

Le Duc. Eh bien ! ta gaieté s'évanouit si vite ? Tu trembles, cousin ? Fi donc ! tu fais honte au nom des Médicis. Je ne suis qu'un bâtard, et je le porterais mieux que toi, qui es légitime ? Une épée, une épée ! un Médicis ne se laisse point provoquer ainsi. Pages, montez ici ; toute la cour le verra, et je voudrais que Florence entière y fût.

Lorenzo. Son Altesse se rit de moi.

Le Duc. J'ai ri tout à l'heure, mais maintenant je rougis de honte. Une épée ! (Il prend l'épée d'un page et la présente à Lorenzo.)

Valori. Monseigneur, c'est pousser trop loin les choses. Une épée tirée en présence de Votre Altesse est un crime punissable dans l'intérieur du palais.

Le Duc. Qui parle ici, quand je parle ?

Valori. Votre Altesse ne peut avoir eu autre dessein que celui de s'égayer un instant, et sire Maurice lui-même n'a point agi dans une autre pensée.

Le Duc. Et vous ne voyez pas que je plaisante encore ? Qui diable pense ici à une affaire sérieuse ? Regardez Renzo, je vous en prie ; ses genoux tremblent, il serait devenu pâle, s'il pouvait le devenir. Quelle contenance, juste Dieu ! je crois qu'il va tomber. (Lorenzo chancelle ; il s'appuie sur la balustrade et glisse à terre tout d'un coup.)

Le Duc, riant aux éclats. Quand je vous le disais ! personne ne le sait mieux que moi ; la seule vue d'une épée le fait trouver mal. Allons, chère LorenzettaDiminutif féminin
de Lorenzo
, fais-toi emporter chez ta mère. (Les pages relèvent Lorenzo.)

Sire Maurice. Double poltron ! fils de catin !

Le Duc. Silence ! sire Maurice ; pesez vos paroles ; c'est moi qui vous le dis maintenant. Pas de ces mots-là devant moi.         

 

 

Extrait du corrigé :

    Lorenzaccio : célèbre pièce de théâtre d’Alfred de Musset écrite en 1834, sur une idée de George SandUne conspiration en 1537.

L’intrigue de la pièce est reprise d'événements réels racontés dans une chronique de la Renaissance sur la vie de Florence au XVIe siècle la Storia fiorentina de Varchi.

 

Drame romantique (le seul qui ait encore de nos jours un véritable succès).

Lorenzo : héros romantique.

 

 

Acte I, scène 4 > Valori et sire Maurice ont critiqué Lorenzo (qui a décapité les statues de l'Arc de Constantin « un jour d'ivresse »). Ce dernier provoque sire Maurice qui lui propose alors un duel.

 

Pour le spectateur : découverte d’un facette de Lorenzo + le duc.

NB : le spectateur a déjà appris que Lorenzo est un libertin qui orchestre la débauche à Florence.

 

I- Le Duc : entre autorité et débauche 

              A- L’autorité du Duc

• Alexandre > autorité à Florence. Cf. « Qui parle ici, quand je parle ? » ; « c'est moi qui vous le dis maintenant ; pas de ces mots-là devant moi. »… Autorité.

Cf. les formules de déférence utilisées par les personnages « Monseigneur ; Son Altesse ; Votre Altesse… ».

+ Vouvoiement lorsque les personnages parlent au Duc VS le Duc qui les tutoies.