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SUJET : Diderot et D’Alembert, L’Encyclopédie, article Société | Commentaires composés | Diderot

Commentaires composés | Diderot

Diderot et D’Alembert, L’Encyclopédie, article Société

 Diderot et D’Alembert, L’Encyclopédie, article « Société »

 

SOCIÉTÉ, s. f. (Morale.) les hommes sont faits pour vivre en société ; si l’intention de Dieu eût été que chaque homme vécût seul, et séparé des autres, il aurait donné à chacun d’eux des qualités propres et suffisantes pour ce genre de vie solitaire ; s’il n’a pas suivi cette route, c’est apparemment parce qu’il a voulu que les liens du sang et de la naissance commençassent à former entre les hommes cette union plus étendue qu’il voulait établir entre eux ; la plupart des facultés de l’homme, ses inclinations naturelles, sa faiblesse, ses besoins, sont autant de preuves certaines de cette intention du Créateur. Telle est en effet la nature et la constitution de l’homme, que hors de la société, il ne saurait ni conserver sa vie, ni développer et perfectionner ses facultés et ses talents, ni se procurer un vrai et solide bonheur. Que deviendrait, je vous prie, un enfant, si une main bienfaisante et secourable ne pourvoyait à ses besoins ? Il faut qu’il périsse si personne ne prend soin de lui ; et cet état de faiblesse et d’indigence, demande même des secours longtemps continués ; suivez-le dans sa jeunesse, vous n’y trouverez que grossièreté, qu’ignorance, qu’idées confuses ; vous ne verrez en lui, s’il est abandonné à lui-même, qu’un animal sauvage, et peut-être féroce ; ignorant toutes les commodités de la vie, plongé dans l’oisiveté, en proie à l’ennui et aux soucis dévorants. Parvient-on à la vieillesse, c’est un retour d’infirmités, qui nous rendent presque aussi dépendants des autres, que nous l’étions dans l’enfance imbécile ; cette dépendance se fait encore plus sentir dans les accidents et dans les maladies ; c’est ce que dépeignait fort bien Sénèque, « D’où dépend notre sûreté, si ce n’est des services mutuels ? il n’y a que ce commerce de bienfaits qui rende la vie commode, et qui nous mette en état de nous défendre contre les insultes et les évasions imprévues ; quel serait le sort du genre humain, si chacun vivait à part ? autant d’hommes, autant de proies et de victimes pour les autres animaux, un sang fort aisé à répandre, en un mot la faiblesse même. En effet, les autres animaux ont des forces suffisantes pour se défendre ; tous ceux qui doivent être vagabonds, et à qui leur férocité ne permet pas de vivre en troupes, naissent pour ainsi dire armés, au lieu que l’homme est de toute part environné de faiblesse, n’ayant pour armes ni dents ni griffes ; mais les forces qui lui manquent quand il se trouve seul, il les trouve en s’unissant avec ses semblables ; la raison, pour le dédommager, lui a donné deux choses qui lui rendent sa supériorité sur les animaux, je veux dire la raison et la sociabilité, par où celui qui seul ne pouvait résister à personne, devient le tout ; la société lui donne l’empire sur les autres animaux ; la société fait que non content de l’élément où il est né, il étend son domaine jusque sur la mer ; c’est la même union qui lui fournit des remèdes dans ses maladies, des secours dans sa vieillesse, du soulagement à ses douleurs et à ses chagrins ; c’est elle qui le met, pour ainsi dire, en état de braver la fortune. Ôtez la sociabilité, vous détruirez l’union du genre humain, d’où dépendent la conservation et tout le bonheur de la vie.

 

 Extrait du corrigé

L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers est une encyclopédie parue sous la direction de Diderot et de d’Alembert. De très nombreuses personnes ont participé à la rédaction de cette synthèse des connaissances du temps, comme Voltaire. Mais L’Encyclopédie ne fait pas que compiler des savoirs car très souvent les articles sont engagés. Elle devient une arme politique => l’Encyclopédie est l’emblème des philosophes des Lumières.

 

 

Comment Diderot et d’Alembert montrent-ils que la vie en société est bénéfique à l’homme ?

 

 

I- Un texte argumentatif

            A- Une définition ?

• Montrez que ce texte se présente comme une définition > de dictionnaire, d’encyclopédie.

Ex : « SOCIÉTÉ, s. f. » > entrée comme dans un dictionnaire + catégorie grammaticale > substantif féminin.

Mais très vite, le lecteur comprend qu’il s’agit d’un texte non pas explicatif mais argumentatif.

• Montrez qu’il s’agit d’un texte argumentatif.

Cf. les nombreux connecteurs logiques.

Ex : « si » ; « s’il » ; « en effet » ; « c’est que » ; « d’où »…

Cf. les questions rhétoriques.

• « les hommes sont faits pour vivre en société » : argument de Diderot.