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SUJET : Senghor, Lettre d'hivernage | Commentaires composés | Senghor | Poésie

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Commentaires composés | Senghor | Poésie

Senghor, Lettre d'hivernage

 Il a plu toute la nuit.

J’ai pensé à toi sous la fulgurance sulfureuse des ténèbres.
La mer bavait sur les brisants des tuiles vertes, la mer meuglante
Sous le tonnerre et la tornade, nous gémissions sous l’Ange de la mort
D’une longue plainte et si douce
Me voici dans le gouffre du palais sonore
Dans les moiteurs les migraines, comme à Dyilôr jadis
Ma mère ceignait mes angoisses de feuilles de manioc, les saignait.
À Joal comme autrefois, il y a cette souffrance à respirer, qui colle visqueuse à la passion 
Cette fièvre aux entrailles le soir, à l’heure des peurs primordiales.
Je rêve aux rêves de jeunesse.
Mon ami l’Étranger disait la fraîcheur des prés en Septembre
Et les roses de Tinchebray qui s’irisent dans la candeur du matin
Je rêvais d’une jeune fille au cœur odorant.
Et quand elle se fâchait, ou délirait, ses yeux jetaient des éclairs
De soufre, comme toi n’est-ce pas ? comme la nuit d’hivernage.