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SUJET : Paul Verlaine, Sagesse, « Le son du cor s'afflige vers les bois » | Commentaires composés | Verlaine

Commentaires composés | Verlaine

Paul Verlaine, Sagesse, « Le son du cor s'afflige vers les bois »
Le son du cor s'afflige vers les bois...

  

Le son du cor s'afflige vers les bois

D'une douleur on veut croire orpheline

Qui vient mourir au bas de la colline

Parmi la bise errant en courts abois.

 

L'âme du loup pleure dans cette voix

Qui monte avec le soleil qui décline

D'une agonie on veut croire câline

Et qui ravit et qui navre à la fois.

 

Pour faire mieux cette plaine assoupie

La neige tombe à longs traits de charpie

A travers le couchant sanguinolent,

 

Et l'air a l'air d'être un soupir d'automne,

Tant il fait doux par ce soir monotone

Où se dorlote un paysage lent.

 

 

Extrait du corrigé :

Paul Verlaine (30 mars 1844- 8 janvier 1896) : surnommé « le Prince des Poètes », il est toutefois également à l’origine de l’expression des « poètes maudits »,

Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs et sa poésie le rapproche des œuvres impressionnistes.

 

Sagesse : recueil publié en 1881 et regroupant des poèmes composés en prison ou juste après la captivité.

 

Sonnet de Verlaine : 2 quatrains, 2 tercets.

14 décasyllabes.

Rimes embrassées dans les quatrains, du type ABBA.

Rimes en CCD, EED dans les tercets > sonnet italien ou marotique.

Alternance entre rimes féminines (qui se terminent par –e, -es, -ent) et masculines respectée.

Sonnet dans lequel le poète évoque un paysage.

 

I- Tristesse et mélancolie 

            A- Souffrance

• Champ lexical de la souffrance. Cf. « s’afflige » ; « douleur » ; « pleure »…

• Champ lexical de la mort : « mourir » ; « agonie »…

• Opposition entre ce qui est, la souffrance, et ce qu’on pense être.

Cf. la modalisation « on veut croire » > volonté de se tromper, de ne pas voir la réalité.

Ex : « douleur » / « orpheline » > bénigne, superficielle…

Ex : « agonie » > connotation de mort, mort inarrêtable VS « câline » > connotation de douceur…

• Opposition des sentiments.

Cf. « Et qui ravit et qui navre à la fois » > antithèse et parallélisme. « Ravit » / « navre ». Cette opposition pourtant liée est relevée par « à la fois ».