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SUJET : Maupassant, M. Émile Zola – Sa théorie est celle ci : Nous n’avons pas d'autre modèle que la vie… | Commentaires composés | Maupassant | roman

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Maupassant, M. Émile Zola – Sa théorie est celle ci : Nous n’avons pas d'autre modèle que la vie…

 Maupassant, M. Émile Zola – Sa théorie est celle‑ci : Nous n’avons pas d'autre modèle que la vie…

 

Sa théorie est celle‑ci : Nous n’avons pas d'autre modèle que la vie puisque nous ne concevons rien au‑delà de nos sens ; par conséquent, déformer la vie est produire une œuvre mauvaise, puisque c'est produire une œuvre d'erreur.

Donc, pour Zola, la vérité seule peut produire des œuvres d'art. Il ne faut donc pas imaginer ; il faut observer et décrire scrupuleusement ce qu’on a vu.

Ajoutons que le tempérament particulier de l'écrivain donnera aux choses qu’il décrira une couleur spéciale, une allure propre, selon la nature de son esprit. Il a défini ainsi son naturalisme : « La nature vue à travers un tempérament » ; et cette définition est la plus claire, la plus parfaite qu'on puisse donner de la littérature en général. Ce tempérament est la marque de fabrique ; et le plus ou moins de talent de l'artiste imprimera une plus ou moins grande originalité aux visions qu’il nous traduira.

Car la vérité absolue, la vérité sèche, n’existe pas, personne ne pouvant avoir la prétention d'être un miroir parfait. Nous possédons tous une tendance d'esprit qui nous porte à voir, tantôt d'une façon, tantôt d'une autre ; et ce qui semble vérité à celui‑ci semblera erreur à celui‑là. Prétendre faire vrai, absolument vrai, n'est qu'une prétention irréalisable, et l'on peut tout au plus s'engager à reproduire exactement ce qu’on a vu, tel qu’on l'a vu, à donner les impressions telles qu’on les a senties, selon les facultés de voir et de sentir, selon l'impressionnabilité propre que la nature a mises en nous. Toutes les querelles littéraires sont donc surtout des querelles de tempérament ; et on érige le plus souvent en questions d'école, en questions de doctrine, les tendances diverses des esprits.

Ainsi Zola, qui bataille avec acharnement en faveur de la vérité observée, vit très retiré, ne sort jamais, ignore le monde. Alors que fait-il ? Avec deux ou trois notes, quelques renseignements, venus de côtés et d'autres, il reconstitue des personnages, des caractères ; il bâtit ses romans. Il imagine enfin, en suivant le plus près possible la ligne qui lui paraît être celle de la logique, en côtoyant la vérité autant qu’il le peut.

Mais, fils des romantiques, romantique lui‑même dans tous ses procédés, il porte en lui une tendance au poème, un besoin de grandir, de grossir, de faire des symboles avec les êtres et les choses. Il sent fort bien d'ailleurs cette pente de son esprit ; il la combat sans cesse pour y céder toujours. Ses enseignements et ses œuvres sont éternellement en désaccord.

Qu’importent, du reste, les doctrines, puisque seules les œuvre restent ; et ce romancier a produit d'admirables livres qui gardent quand même, malgré sa volonté, des allures de chants épiques. Ce sont des poèmes sans poésie voulue, sans les conventions adoptées par ses prédécesseurs, sans aucune des rengaines poétiques, sans parti pris ; des poèmes où les choses, quelles qu’elles soient, surgissent égales dans leur réalité, et se reflètent élargies, jamais déformées, répugnantes ou séduisantes, laides ou belles indifféremment, dans ce miroir grossissant, mais toujours fidèle et probe que l'écrivain porte en lui.

Le Ventre de Paris n’est-il pas le poème des nourritures ?

L’Assommoir le poème du vin, de l'alcool et des soûleries ?

Nana n’est-il pas le poème du vice ?

Qu'est donc ceci, sinon de la haute poésie, sinon l'agrandissement magnifique de la gueuse ?