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SUJET : Émile Zola, La Bête humaine, Incipit - En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table… | Commentaires composés | Zola | Roman - cycle des Rougon-Macquart

Commentaires composés | Zola | Roman - cycle des Rougon-Macquart

Émile Zola, La Bête humaine, Incipit - En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table…

Émile Zola, La Bête humaine, En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table…

 

En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table le pain d’une livre, le pâté et la bouteille de vin blanc. Mais, le matin, avant de descendre à son poste, la mère Victoire avait dû couvrir le feu de son poêle, d’un tel poussier, que la chaleur était suffocante. Et le sous-chef de gare, ayant ouvert une fenêtre, s’y accouda.

C’était impasse d’Amsterdam, dans la dernière maison de droite, une haute maison où la Compagnie de l’Ouest logeait certains de ses employés. La fenêtre, au cinquième, à l’angle du toit mansardé qui faisait retour, donnait sur la gare, cette tranchée large trouant le quartier de l’Europe, tout un déroulement brusque de l’horizon, que semblait agrandir encore, cet après-midi-là, un ciel gris du milieu de février, d’un gris humide et tiède, traversé de soleil.

En face, sous ce poudroiement de rayons, les maisons de la rue de Rome se brouillaient, s’effaçaient, légères. À gauche, les marquises des halles couvertes ouvraient leurs porches géants, aux vitrages enfumés, celle des grandes lignes, immense, où l’œil plongeait, et que les bâtiments de la poste et de la bouillotterie séparaient des autres, plus petites, celles d’Argenteuil, de Versailles et de la Ceinture ; tandis que le pont de l’Europe, à droite, coupait de son étoile de fer la tranchée, que l’on voyait reparaître et filer au-delà, jusqu’au tunnel des Batignolles. Et, en bas de la fenêtre même, occupant tout le vaste champ, les trois doubles voies qui sortaient du pont, se ramifiaient, s’écartaient en un éventail dont les branches de métal, multipliées, innombrables, allaient se perdre sous les marquises. Les trois postes d’aiguilleur, en avant des arches, montraient leurs petits jardins nus. Dans l’effacement confus des wagons et des machines encombrant les rails, un grand signal rouge tachait le jour pâle.

 

 Extrait du corrigé

Émile Zola (1840-1902) : journaliste, écrivain, considéré comme le chef de file du naturalisme et auteur du fameux cycle des Rougon-Macquart, Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. Grand projet regroupant vingt romans, « Les Rougon-Macquart personnifieront l’époque, l’Empire lui-même ».

 

La Bête humaine : 17e  volume de la série Les Rougon-Macquart, paru en 1890 (publié en  feuilleton du 14 novembre 1889 au 2 mars 1890 dans La Vie populaire). L’histoire évoque le monde du chemin de fer et se déroule tout au long de la ligne Paris-Le Havre.

 

Extrait étudié : incipit > début d’un roman.

L’incipit doit :

- définir le genre (roman, roman épistolaire…) et les choix de narration (différents registres…),

- répondre aux questions : qui ? où ? comment ? quand ?

- intéresser, évoquer l’intrigue à venir / plaire au lecteur, lui donner envie de continuer sa lecture.

Que nous apprend cet incipit sur le roman mais que nous apprend-il aussi sur ce roman ?

 

I- Un début de roman in media res

A- Début

• Alternance des temps du récit avec l’imparfait pour les descriptions, les actions longues… et du passé simple pour les actions rapides, brèves, qui rompent la "toile de fond" de l’imparfait.

Ex : « posa » / « était » ; « logeait »…

• Premiers paragraphes du roman > plongent le lecteur immédiatement dans l’histoire.

=> Le roman de Zola commence in media res : le lecteur voit le personnage agir (sans savoir encore qui il est, quel est le thème du roman…).

Cf. « En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table »…

« Roubaud » : nom de famille > on ne sait pas qui il est.