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SUJET : François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, chapitre 4 – Le jour étouffant des noces… | Commentaires composés | Mauriac | roman

Commentaires composés | Mauriac | roman

François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, chapitre 4 – Le jour étouffant des noces…

 François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, chapitre 4 – Le jour étouffant des noces…

 

            Le jour étouffant des noces, dans l'étroite église de Saint-Clair où le caquetage des dames couvrait l'harmonium à bout de souffle et où leurs odeurs triomphaient de l'encens, ce fut ce jour-là que Thérèse se sentit perdue. Elle était entrée somnambule dans la cage et, au fracas de la lourde porte refermée, soudain la misérable enfant se réveillait. Rien de changé, mais elle avait le sentiment de ne plus pouvoir désormais se perdre seule. Au plus épais d'une famille, elle allait couver, pareille à un feu sournois qui rampe sous la brande, embrase un pin, puis l'autre, puis de proche en proche crée une forêt de torches. Aucun visage sur qui reposer ses yeux, dans cette foule, hors celui d'Anne ; mais la joie enfantine de la jeune fille l'isolait de Thérèse : sa joie ! Comme si elle eût ignoré qu'elles allaient être séparées le soir même, et non seulement dans l'espace ; à cause aussi de ce que Thérèse était au moment de souffrir de ce que son corps innocent allait subir d'irrémédiable. Anne demeurait sur la rive où attendent les êtres intacts ; Thérèse allait se confondre avec le troupeau de celles qui ont servi. Elle se rappelle qu'à la sacristie, comme elle se penchait pour baiser ce petit visage hilare levé vers le sien, elle perçut soudain ce néant autour de quoi elle avait créé un univers de douleurs vagues et de vagues joies ; elle découvrit, l'espace de quelques secondes, une disproportion infinie entre ces forces obscures de son cœur et la gentille figure barbouillée de poudre.

     

Extrait du corrigé :       

François Mauriac (1885-1960), écrivain, membre de l'Académie française au fauteuil n°22, prix Nobel de littérature en 1952.

Thérèse Desqueyroux : roman de Mauriac paru en 1927.

 

Thérèse Desqueyroux a tenté d’assassiner son mari Bernard, mais la justice abandonne les poursuites contre elle. Le roman suit les pensées du personnage, qui se remémore son passé.

 

Extrait étudié : chapitre 4.

Thérèse se souvient de son mariage.

 

I- L’inquiétude de la jeune mariée

            A- Une journée éprouvante

• Montrez que ce jour de noces est particulièrement éprouvant pour Thérèse.

• « Le jour étouffant des noces » :

- « étouffant » > évoque les étés très chauds du Sud-Ouest.

- Caractérisation péjorative.

- Chaleur oppressante.

• « dans l'étroite église de Saint-Clair » > « étroite » a aussi une connotation péjorative.

Étroitesse, oppression…

• « où le caquetage des dames couvrait l'harmonium à bout de souffle et où leurs odeurs triomphaient de l'encens » :

- « caquetage » > critique. Femmes de province qui font des ragots.

- même l’harmonium est fatigué. Cf. « à bout de souffle ».

- « où leurs odeurs triomphaient de l'encens » > critique. Odeurs capiteuses, fortes > transpiration ?