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SUJET : Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Chapitre VII - Des jours tristes commencèrent… | Commentaires composés | Flaubert | roman

Commentaires composés | Flaubert | roman

Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Chapitre VII - Des jours tristes commencèrent…

 Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Chapitre VII - Des jours tristes commencèrent…

 

Des jours tristes commencèrent.

Ils n'étudiaient plus, dans la peur de déceptions, les habitants de Chavignolles s'écartaient d'eux, les journaux tolérés n'apprenaient rien, et leur solitude était profonde, leur désœuvrement complet.

Quelquefois, ils ouvraient un livre, et le refermaient ; à quoi bon ? En d'autres jours, ils avaient l'idée de nettoyer le jardin, au bout d'un quart d'heure une fatigue les prenait ; ou de voir leur ferme, ils en revenaient écœurés ; ou de s'occuper de leur ménage, Germaine poussait des lamentations ; ils y renoncèrent. Bouvard voulut dresser le catalogue du muséum1, et déclara ces bibelots stupides. Pécuchet emprunta la canardière2 de Langlois pour tirer des alouettes ; l'arme, éclatant du premier coup, faillit le tuer.
Donc ils vivaient dans cet ennui de la campagne, si lourd quand le ciel blanc écrase de sa monotonie un cœur sans espoir. On écoute le pas d'un homme en sabots qui longe le mur, ou les gouttes de la pluie tomber du toit par terre. De temps à autre, une feuille morte vient frôler la vitre, puis tournoie, s'en va. Des glas3 indistincts sont apportés par le vent. Au fond de l'étable, une vache mugit.

Ils bâillaient l'un devant l'autre, consultaient le calendrier, regardaient la pendule, attendaient les repas ; et l'horizon était toujours le même : des champs en face, à droite l'église, à gauche un rideau de peupliers ; leurs cimes se balançaient dans la brume, perpétuellement, d'un air lamentable.

1. Muséum : musée.

2. Canardière : long fusil pour tirer les canards.

3. Glas : cloche que l'on fait sonner pour la mort ou les obsèques de quelqu'un.

 

 Extrait du corrigé :

 

Gustave Flaubert : écrivain, né à Rouen le 12 décembre 1821 et mort à Canteleu, au hameau de Croisset, le 8 mai 1880.

Romancier qui a marqué la littérature française, notamment par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société, et par la force de son style à travers de grands romans comme Madame Bovary ou l'Éducation sentimentale.

 

Bouvard et Pécuchet :

Roman inachevé de Flaubert, publié en 1881, après la mort de l’auteur.

Ce livre raconte la rencontre entre Bouvard et Pécuchet, qui deviennent des amis inséparables. À la suite d'un héritage, ils renoncent à leur métier de copiste et à leur vie urbaine pour aller s'installer en Normandie, où ils se lancent dans l'agriculture. Mais, ils échouent lamentablement dans tout ce qu'ils entreprennent…

 

 

I- De tristes jours

            A- Désœuvrement

• Montrez que Bouvard et Pécuchet débutent une période difficile.

Cf. « tristes » ; « déception » ; « solitude » ; « désœuvrement complet »…

- « n'apprenaient rien » ; « n'étudiaient plus » > plus de stimulation intellectuelle.

> Ils ne font plus grand-chose et s’isolent.

Cf. « Ils n'étudiaient plus, dans la peur de déceptions » :

- lien de cause à effet. Comme tout ce qu’ils ont entrepris a échoué, ils ne font plus rien.

Cf. « leur solitude était profonde, leur désœuvrement complet. » :

- parallélisme.