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SUJET : Rostand, Cyrano de Bergerac, acte II, scène 1 | Commentaires composés | Rostand | Théâtre

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Commentaires composés | Rostand | Théâtre

Rostand, Cyrano de Bergerac, acte II, scène 1

 RAGUENEAU, PATISSIER, puis LISE.

(Ragueneau, à la petite table, écrivant d’un air inspiré, et comptant sur ses doigts.)

Premier Patissier, apportant une pièce montée.

Fruits en nougat !

Deuxieme Patissier, apportant un plat.

Flan !

Troisieme Patissier, apportant un rôti paré de plumes.

Paon !

Quatrieme Patissier, apportant une plaque de gâteaux.

Roinsoles !

Cinquieme Patissier, apportant une sorte de terrine.

Bœuf en daube !

Ragueneau, cessant d’écrire et levant la tête.

Sur les cuivres, déjà, glisse l’argent de l’aube !
Étouffe en toi le dieu qui chante, Ragueneau !
L’heure du luth viendra, — c’est l’heure du fourneau !
(Il se lève. — À un cuisinier.)

Vous, veuillez m’allonger cette sauce, elle est courte !

Le Cuisinier.

De combien ?

Ragueneau.

De trois pieds.
(Il passe.)

 

Le Cuisinier.

Hein !

Premier Patissier.

La tarte !

Deuxieme Patissier.

La tourte !

Ragueneau, devant la cheminée.

Ma Muse, éloigne-toi, pour que tes yeux charmants
N’aillent pas se rougir au feu de ces sarments !
(À un pâtissier, lui montrant des pains.)

Vous avez mal placé la fente de ces miches
Au milieu la césure, — entre les hémistiches !
(À un autre, lui montrant un pâté inachevé.)

À ce palais de croûte, il faut, vous, mettre un toit…
(À un jeune apprenti, qui, assis par terre, embroche des volailles.)

Et toi, sur cette broche interminable, toi,
Le modeste poulet et la dinde superbe,
Alterne-les, mon fils, comme le vieux Malherbe
Alternait les grands vers avec les plus petits,
Et fais tourner au feu des strophes de rôtis !

Un Autre Apprenti, s’avançant avec un plateau recouvert d’une assiette.

Maître, en pensant à vous, dans le four, j’ai fait cuire
Ceci, qui vous plaira, je l’espère.
(Il découvre un plateau, on voit une grande lyre de pâtisserie.)

 

Ragueneau, ébloui.

Une lyre !