fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Corneille, Le Cid, Acte 1, scène 5, vers 261-290. | Commentaires composés | Corneille | Théâtre

Commentaires composés | Corneille | Théâtre

Corneille, Le Cid, Acte 1, scène 5, vers 261-290.

 Corneille, Le Cid, Acte 1, scène 5, vers 261-290.

 

DON DIÈGUE

Rodrigue, as-tu du cœur ?

 

DON RODRIGUE

Tout autre que mon père

L'éprouverait sur l'heure.

 

DON DIÈGUE

Agréable colère !

Digne ressentiment à ma douleur bien doux !

Je reconnais mon sang à ce noble courroux ;

Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.

Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ;

Viens me venger.

 

DON RODRIGUE

De quoi ?

 

DON DIÈGUE

D'un affront si cruel,

Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel :

D'un soufflet. L'insolent en eût perdu la vie ;

Mais mon age a trompé ma généreuse envie ;

Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir,

Je le remets au tien pour venger et punir.

Va contre un arrogant éprouver ton courage :

Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage ;

Meurs, ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter,

Je te donne à combattre un homme à redouter ;

Je l'ai vu, tout couvert de sang et de poussière,

Porter partout l'effroi dans une armèe entière.

J'ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ;

Et pour t'en dire encor quelque chose de plus,

Plus que brave soldat, plus que grand capitaine,

C'est ...

 

DON RODRIGUE

De grâce, achevez.

 

DON DIÈGUE

Le père de Chimène.

 

DON RODRIGUE

Le ...

 

DON DIÈGUE

Ne réplique point, je connais ton amour,

Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour ;

Plus l'offenseur est cher, et plus grande est l'offense.

Enfin tu sais l'affront, et tu tiens la vengeance :

Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi ;

Montre-toi digne fils d'un père tel que moi.

Accablé des malheurs où le destin me range,

Je vais les déplorer. Va, cours, vole, et nous venge.

 

Extrait du corrigé :

 

Le Cid est une tragi-comédie en vers de Pierre Corneille, représentée pour la première fois en décembre 1636 ou en janvier 1637 par la troupe du Marais.

Pièce qui a un grand succès mais qui suscite de très vives réactions négatives. Cf. La « Querelle du Cid ».

 

Don Rodrigue est le fils de Don Diègue et l’amant de Chimène (il est aussi aimé de l’Infante). Le Cid est un surnom de guerre qui ne sera rappelé qu’aux actes IV et V et uniquement par le roi et l’Infante.

 

Le Cid : acte I => il s’agit de la mise en place de l’intrigue. Rodrigue et Chimène doivent se marier. Toutefois, le père de Chimène donne un soufflet au père de Rodrigue qui a eu la place que le premier convoitait. Dans cette scène, Don Diègue demande à son fils de le venger.

 

I- L’offense de Don Diègue

            A- Colère d’un homme humilié

• « Rodrigue as-tu du cœur ? »

- Montrez que le père s’adresse à son fils > question rhétorique.

« as-tu du cœur » > sens de la famille, sens de l’honneur…

> Il fait appel au code de l’honneur de son fils.

• Oxymore/ paradoxe.

Cf. « Agréable colère » > le père est satisfait de la réponse de son fils.

Cf. aussi « bien doux », qui est à la rime avec « courroux ».

=> Les paroles du fils sont un baume pour le père humilié.

• Montrez que le père retrouve sa jeunesse dans son fils.

Cf. « Je reconnais mon sang à ce noble courroux / Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte. » :

6/6.