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SUJET : Après avoir lu le poème de Prévert La grasse matinée, traitez le sujet suivant. L'homme qui a faim est jugé pour le crime qu'il a commis. Vous êtes son avocat. Le jour de son procès, au tribunal, vous prononcez un discours proposant une délibération, visant à montrer qu'il a, certes, commis un crime, mais qu'il a des circonstances atténuantes. Votre plaidoyer de cet homme devra alors se mêler à un réquisitoire de la société, telle qu'elle est représentée dans le poème. | Ecritures d'invention

Ecritures d'invention

Après avoir lu le poème de Prévert La grasse matinée, traitez le sujet suivant. L'homme qui a faim est jugé pour le crime qu'il a commis. Vous êtes son avocat. Le jour de son procès, au tribunal, vous prononcez un discours proposant une délibération, visant à montrer qu'il a, certes, commis un crime, mais qu'il a des circonstances atténuantes. Votre plaidoyer de cet homme devra alors se mêler à un réquisitoire de la société, telle qu'elle est représentée dans le poème.
Rédigez ce discours.

             Après avoir lu très attentivement le poème de Prévert La grasse matinée, traitez le sujet suivant :

            L'homme qui a faim est jugé pour le crime qu'il a commis. Vous êtes son avocat. Le jour de son procès, au tribunal, vous prononcez un discours proposant une délibération, visant à montrer qu'il a, certes, commis un crime, mais qu'il a des circonstances atténuantes.

            Votre plaidoyer de cet homme devra alors se mêler à un réquisitoire de la société, telle qu'elle est représentée dans le poème.

            Rédigez ce discours.

 

 Extrait du corrigé :

 

            Aujourd’hui, M. le juge, mesdames et messieurs les jurés, vous allez juger un homme. Un homme qui a commis un crime. Un homme qui a égorgé un autre homme, très estimé dans son quartier. Ce crime est affreux, d’autant que l’assassinat et accompagné d’un vol, celui de deux francs. Quelle barbarie me direz-vous ! Quelle horreur ! Quelle violence… ! Et surtout quelle violence pour si peu. Tuer pour deux francs… Égorger pour l’équivalent d’un café arrosé de deux tartines beurrées et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon… Quelle horreur ! Quel meurtre dérisoire ! Oui, certes. Pour nous, pour moi, pour vous, M. le juge, pour vous, mesdames et messieurs les jurés, cette somme est dérisoire et l’on ne peut comprendre qu’un homme ôte la vie à un autre pour si peu. Mais c’est parce que nous ne connaissons pas la faim !

            Je ne vous dirais pas que mon client est innocent. Ce n’est pas vrai. Il est coupable d’un meurtre. Mais je voudrais profiter de ma plaidoirie pour vous faire réfléchir, pour vous faire peut-être mieux comprendre le geste insensé de cet homme.

            Je m’adresse ici à toute l’assistance présente en ce jour dans l’enceinte du tribunal : connaissez-vous la faim ?