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SUJET : La Fontaine, Fables, Préface - On ne trouvera pas ici l’élégance… | Commentaires composés | La Fontaine | Fable

Commentaires composés | La Fontaine | Fable

La Fontaine, Fables, Préface - On ne trouvera pas ici l’élégance…

 La Fontaine, Fables, Préface - On ne trouvera pas ici l’élégance…

 

On ne trouvera pas ici l’élégance ni l’extrême brièveté qui rendent Phèdre recommandable ; ce sont qualités au-dessus de ma portée. Comme il m’était impossible de l’imiter en cela, j’ai cru qu’il fallait en récompense égayer l’ouvrage plus qu’il n’a fait. […] La simplicité est magnifique chez ces grands hommes […] J’ai pourtant considéré que, ces fables étant sues de tout le monde, je ne ferais rien si je ne les rendais nouvelles par quelques traits qui en relevassent le goût. C’est ce qu’on demande aujourd’hui : on veut de la nouveauté et de la gaieté. Je n’appelle pas gaieté ce qui excite le rire, mais un certain charme, un air agréable, qu’on peut donner à toutes sortes de sujets, même les plus sérieux.

Mais ce n’est pas tant par la forme que j’ai donnée à cet ouvrage qu’on en doit mesurer le prix, que par son utilité et par sa matière. Car qu’y a-t-il de recommandable dans les productions de l’esprit, qui ne se rencontre dans l’apologue ? […]Aristote n’admet dans la fable que les animaux ; il en exclut les hommes et les plantes. Cette règle est moins de nécessité que de bienséance, puisque ni Ésope, ni Phèdre, ni aucun des fabulistes, ne l’a gardée : tout au contraire de la moralité, dont aucun ne se dispense. Que s’il m’est arrivé de le faire, ce n’a été que dans les endroits où elle n’a pu entrer avec grâce, et où il est aisé au lecteur de la suppléer. […] S’il m’est permis de mêler ce que nous avons de plus sacré parmi les erreurs du paganisme, nous voyons que la Vérité a parlé aux hommes par paraboles, et la parabole est-elle autre chose que l’apologue, c’est- à-dire un exemple fabuleux, et qui s’insinue avec d’autant plus de facilité et d’effet qu’il est plus commun et plus familier ? […] C’est pour ces raisons que Platon, ayant banni Homère de sa république, y a donné à Ésope une place très honorable. Il souhaite que les enfants sucent ces fables avec le lait, il recommande aux nourrices de les leur apprendre ; car on ne saurait s’accoutumer de trop bonne heure à la sagesse et à la vertu. Plutôt que d’être réduits à corriger nos habitudes, il faut travailler à les rendre bonnes pendant qu’elles sont encore indifférentes au bien ou au mal. Or quelle méthode y peut contribuer plus utilement que ces fables ? […] L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme. Le corps est la fable ; l’âme, la moralité. […] Je n’ai donc pas cru que ce fût un crime de passer par-dessus les anciennes coutumes lorsque je ne pouvais les mettre en usage sans leur faire tort. Du temps d’Ésope, la fable était contée simplement, la moralité séparée, et toujours en suite. Phèdre est venu, qui ne s’est pas assujetti à cet ordre : il embellit la narration, et transporte quelquefois la moralité de la fin au commencement. Quand il serait nécessaire de lui trouver place, je ne manque à ce précepte que pour en observer un qui n’est pas moins important. C’est Horace qui nous le donne.


Extrait du corrigé

Jean de La Fontaine (1621-1695) : poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier qui a vécu au temps de Louis XIV.

 

Ses Fables, écrites entre 1668 et 1694, constituent la principale œuvre poétique du classicisme, et l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française.

Ces fables furent écrites dans un but éducatif et étaient adressées au Dauphin.

 

 

Préface : texte argumentatif dans lequel l’auteur explique les origines et les buts de son œuvre.

 

=> La Fontaine explose sa conception des fables.

 

I- Une préface

            A- Un texte argumentatif

• La préface est un texte très argumenté, travaillé.

• Texte au présent > de vérité générale.

• « ici » > cela renvoie à son ouvrage, à ses fables.

• Nombreux connecteurs logiques.

Ex : « Mais » ; « Comme » ; « Car » ; « Que s’il » ; « S’il » ; « C’est pour »…

• Nombreuses marques de 1e personne du singulier.

Ex : « m’ » ; « J’ » ; « je » ; « je » ; « Je » ; « m’ »…

> L’auteur dit « je », parle en son nom.