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SUJET : Alfred de Musset, Une promenade au Jardin des Plantes | Commentaires composés | Musset | Poésie

Commentaires composés | Musset | Poésie

Alfred de Musset, Une promenade au Jardin des Plantes

 Alfred de Musset, Une promenade au Jardin des Plantes

 

Sous ces arbres chéris, où j'allais à mon tour

Pour cueillir, en passant, seul, un brin de verveine,

Sous ces arbres charmants où votre fraîche haleine

Disputait au printemps tous les parfums du jour ;

 

Des enfants étaient là qui jouaient alentour ;

Et moi, pensant à vous, j'allais traînant ma peine ;

Et si de mon chagrin vous êtes incertaine

Vous ne pouvez pas l'être au moins de mon amour.

 

Mais qui saura jamais le mal qui me tourmente ?

Les fleurs des bois, dit-on, jadis ont deviné !

Antilope aux yeux noirs, dis, quelle est mon amante ?

 

Ô lion, tu le sais, toi, mon noble enchaîné ;

Toi qui m'as vu pâlir lorsque sa main charmante

Se baissa doucement sur ton front incliné.

 


Extrait du corrigé :

Alfred de Musset : poète, romancier, dramaturge né en 1810 et mort en 1857.

            Musset fréquente très jeune des cercles littéraires − il est dès 1828 proche du cénacle de Victor Hugo − et des théâtres. Il publie sa première œuvre à 19 ans, Les Contes d'Espagne et d'Italie. Il donne à l'Odéon La Nuit vénitienne dont l'échec retentissant le dégoûte du théâtre : il décide alors d’écrire des pièces qui ne seront pas représentées (Un spectacle dans un fauteuil).

            1833 et 1837 : période la plus féconde d'Alfred de Musset, production exacerbée par les souffrances vécues lors de la liaison passionnée et douloureuse qu'il a avec George Sand, de 1833 à 1835. Il écrit notamment à cette époque les pièces suivantes : Les Caprices de Marianne, Fantasio, On ne Badine pas avec l'Amour, Lorenzaccio, le Chandelier, Il ne faut jurer de rien, Un caprice. Les poésies des Nuits et La Confession d'un enfant du siècle témoignent également de son caractère passionné et souffrant. Les dernières années de sa vie sont peu productives, mais c'est alors qu'il triomphe au théâtre, à la suite du succès de sa comédie Un caprice, mise au répertoire de la Comédie-Française en 1847, après sa réussite en Russie.

 

 

« Une promenade au Jardin des Plantes » :

Il s’agit d’un sonnet > forme fixe composée de quatorze vers de 14 alexandrins, organisés en deux quatrains et de deux tercets.

- Rimes embrassées dans les quatrains, du type ABBA.

Ex : « alentour ; peine ; incertaine ; amour ».

- Rimes du type CDC DCD dans les tercets > rimes croisées.

Il s’agit donc d’un sonnet irrégulier car il n’est ni marotique (CCD, EED dans les tercets), ni français (CCD, EDE dans les tercets).

 

Alternance respectée entre les rimes féminines (qui se terminent par –e, -es, -ent) et les rimes masculines.

Ex : « tour ; verveine ».

 

Qualité des rimes.

Rimes suffisantes (2 sons communs).

Ex : « enchaîné ; incliné ».

 

Rimes riches (3 sons communs et plus).

Ex : « tourmente ; amante ».

 

Titre : « Une promenade au Jardin des Plantes » > lieu de Paris.

Jardin > romantisme…

 

 

I- Promenade dans le jardin des Plantes

            A- Poème lyrique

• Le poète raconte une promenade qu’il a faite dans le jardin des Plantes.

• Présence de marques de 1e personne du singulier.

Ex : « j’ » ; « moi » ; « j’ »…

> Il s’agit du poète.

• Présence de marques de la 2e personne du pluriel.

Cf. « votre » ; « vous » ; « vous »… > vouvoiement > respect.

- « incertaine » > féminin singulier.

=> Le poète s’adresse à la femme aimée.