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SUJET : Pierre de RONSARD, Premier livre des Amours, « Prends cette rose ». | Commentaires composés | Ronsard

Commentaires composés | Ronsard

Pierre de RONSARD, Premier livre des Amours, « Prends cette rose ».
Prends cette rose, aimable comme toi...

 

  1. Prends cette rose, aimable comme toi
  2. Qui sers de rose aux roses les plus belles,
  3. Qui sert de fleur aux fleurs les plus nouvelles,
  4. Dont la senteur me ravit tout de moi.

 

  1. Prends cette rose, et ensemble reçois
  2. Dedans ton sein mon cœur qui n’a point d’ailes,
  3. Il est constant, et cent plaies cruelles
  4. N’ont empêché qu’il ne gardât sa foi.

 

  1. La rose et moi différons d’une chose
  2. Un soleil voit naître et mourir la rose,
  3. Mille soleils ont vu naître m’amour.

 

  1. Ah ! je voudrais que telle amour éclose
  2. Dedans mon cœur qui jamais ne repose,
  3. Comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.

Extrait du corrigé :

  Pierre de Ronsard (1er septembre 1524 - 27 décembre 1585) : poète qui fut l’un des plus importants au XVIe siècle. Appartient, comme son ami Du Bellay, à la Pléiade.

Surnommé le « Prince des poètes et poète des princes », Ronsard a écrit de des poèmes engagés et de la poésie « officielle » dans le contexte des guerres de religions, des épopée et de la poésie lyrique, connue à travers des recueils comme Les Odes (1550-1552) et Les Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 - Les Amours de Marie, 1555 - Sonnets pour Hélène ,1578).

Dans ses poèmes lyriques, Ronsard développe la forme du sonnet et les thèmes de la nature et de l’amour, associés aux références de l'Antiquité gréco-latine.

 

 

« Prends cette rose… ».

Sonnet > forme fixe composée de quatorze vers de 14 décasyllabes, organisés en deux quatrains à rimes identiques embrassées (ABBA ABBA) + de deux tercets.

Rimes embrassées dans les quatrains, du type ABBA.

Rimes du type CCD, EED dans les tercets > sonnet italien ou marotique.

Alternance respectée entre les rimes féminines (qui se terminent par –e, -es, -ent) et les rimes masculines.

I- Le poète s’adresse à la femme aimée 

            A- La femme aimée, une belle fleur

• « Prends » ; « toi » : marques de 2e personne du singulier. Poète qui s’adresse à quelqu’un (une femme) qu’il tutoie > connivence.

« cette » > déterminant démonstratif, le poète lui désigne la fleur (presque du doigt).

Situation : le poète offre une rose à la femme aimée.

• Assonance en [o]. Cf. « rose » ; « rose aux roses »…

• Femme qui est assimilée aux fleurs et à la rose > poésie amoureuse.

NB : « fleur » > connotation de beauté, de légèreté, de fragilité…

« Rose » > connotation de beauté, la rose est souvent considérée comme la plus belle et la plus délicate des fleurs…

Ex : « cette rose, aimable comme toi ». Comparaison dont le motif est l’amabilité. Personnification de la rose.

Cf. l’anaphore + le parallélisme : « qui sert de… aux… les plus… ».