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SUJET : Marquis de Sade, Justine ou les malheurs de la vertu – On leur donna vingt-quatre heures à l’une et à l’autre pour… | Commentaires composés | Sade | roman

Commentaires composés | Sade | roman

Marquis de Sade, Justine ou les malheurs de la vertu – On leur donna vingt-quatre heures à l’une et à l’autre pour…

Marquis de Sade, Justine ou les malheurs de la vertu – On leur donna vingt-quatre heures à l’une et à l’autre pour…

 

On leur donna vingt-quatre heures à l’une et à l’autre pour quitter le couvent, leur laissant le soin de se pourvoir, avec leurs cent écus, où bon leur semblerait. Juliette, enchantée d’être sa maîtresse, voulut un moment essuyer les pleurs de Justine, puis voyant qu’elle n’y réussirait pas, elle se mit à la gronder au lieu de la consoler ; elle lui reprocha sa sensibilité ; elle lui dit, avec une philosophie très au-dessus de son âge, qu’il ne fallait s’affliger dans ce monde-ci que de ce qui nous affectait personnellement ; qu’il était possible de trouver en soi-même des sensations physiques d’une assez piquante volupté pour éteindre toutes les affections morales dont le choc pourrait être douloureux ; que ce procédé devenait d’autant plus essentiel à mettre en usage que la véritable sagesse consistait infiniment plus à doubler la somme de ses plaisirs qu’à multiplier celle de ses peines ; qu’il n’y avait rien, en un mot, qu’on ne dût faire pour émousser dans soi cette perfide sensibilité, dont il n’y avait que les autres qui profitassent, tandis qu’elle ne nous apportait que des chagrins. Mais on endurcit difficilement un bon cœur, il résiste aux raisonnements d’une mauvaise tête, et ses jouissances le consolent des faux brillants du bel esprit.

 

Juliette, employant d’autres ressources, dit alors à sa sœur qu’avec l’âge et la figure qu’elles avaient l’une et l’autre, il était impossible qu’elles mourussent de faim. Elle lui cita la fille d’une de leurs voisines, qui, s’étant échappée de la maison paternelle, était aujourd’hui richement entretenue et bien plus heureuse, sans doute, que si elle fût restée dans le sein de sa famille ; qu’il fallait bien se garder de croire que ce fût le mariage qui rendît une jeune fille heureuse ; que captive sous les lois de l’hymen, elle avait, avec beaucoup d’humeur à souffrir, une très légère dose de plaisirs à attendre ; au lieu que, livrées au libertinage, elles pourraient toujours se garantir de l’humeur des amants, ou s’en consoler par leur nombre.

 

Justine eut horreur de ces discours ; elle dit qu’elle préférait la mort à l’ignominie, et quelques nouvelles instances que lui fît sa sœur, elle refusa constamment de loger avec elle dès qu’elle la vit déterminée à une conduite qui la faisait frémir.

 

 

 

 Extrait du corrigé :

Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) romancier et philosophe, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son œuvre à l'érotisme, associé à des actes de violence et de cruauté. Il a passé de très nombreuses années de sa vie en prison.

 

Justine ou les Malheurs de la vertu est le premier ouvrage du marquis de Sade publié en 1791.

Extrait étudié : appartient à la première partie du livre.

Comment le narrateur défend implicitement le libertinage ?

 

I-  Deux héroïnes opposées

            A- Le narrateur

• Montrez que le narrateur est omniscient > il présente les deux femmes, les observe, commente leurs faits et gestes, mais il explique aussi leurs sentiments.

• Montrez qu’au départ, on laisse les deux jeunes filles dans la même situation.

Cf. « à l’une et à l’autre pour quitter le couvent, leur laissant le soin de se pourvoir, avec leurs cent écus, où bon leur semblerait »

> libres de faire ce qu’elles veulent + égalité au départ.

=> Montrez que le narrateur semble procéder à une étude des deux comportements de femmes.