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SUJET : Musset, Lorenzaccio, acte II, scène 3 | Commentaires composés | Musset | Théâtre

Commentaires composés | Musset | Théâtre

Musset, Lorenzaccio, acte II, scène 3
LE CARDINAL, seul — Oui, je suivrai tes ordres, Farnèse !

 Musset, Lorenzaccio, acte II, scène 3

 

LE CARDINAL, seul — Oui, je suivrai tes ordres, Farnèse ! Que ton commissaire apostolique s’enferme avec sa probité dans le cercle étroit de son office, je remuerai d’une main ferme la terre glissante sur laquelle il n’ose marcher. Tu attends cela de moi, je l’ai compris, et j’agirai sans parler, comme tu as commandé. Tu as deviné qui j’étais lorsque tu m’as placé auprès d’Alexandre sans me revêtir d’aucun titre qui me donnât quelque pouvoir sur lui. C’est d’un autre qu’il se défiera, en m’obéissant à son insu. Qu’il épuise sa force contre des ombres d’hommes gonflés d’une ombre de puissance, je serai l’anneau invisible qui l’attachera, pieds et poings liés, à la chaîne de fer dont Rome et César tiennent les deux bouts. Si mes yeux ne me trompent pas, c’est dans cette maison qu’est le marteau dont je me servirai. Alexandre aime ma belle-sœur : que cet amour l’ait flattée, cela est croyable ; ce qui peut en résulter est douteux ; mais ce qu’elle en veut faire, c’est là ce qui est certain pour moi. Qui sait jusqu’où pourrait aller l’influence d’une femme exaltée, même sur cet homme grossier, sur cette armure vivante ? Un si doux péché pour une si belle cause, cela est tentant, n’est-il pas vrai, Ricciarda ? Presser ce cœur de lion sur ton faible cœur tout percé de flèches saignantes, comme celui de saint Sébastien ; parler, les yeux en pleurs, pendant que le tyran adoré passera ses rudes mains dans ta chevelure dénouée ; faire jaillir d’un rocher l’étincelle sacrée, cela valait bien le petit sacrifice de l’honneur conjugal, et de quelques autres bagatelles. Florence y gagnerait tant, et ces bons maris n’y perdent rien ! Mais il ne fallait pas me prendre pour confesseur.

 

            La voici qui s’avance, son livre de prières à la main. Aujourd’hui donc tout va s’éclaircir ; laisse seulement tomber ton secret dans l’oreille du prêtre : le courtisan pourra bien en profiter ; mais, en conscience, il n’en dira rien. (Entre la marquise de Ciba.)

 

 Extrait du corrigé :

Lorenzaccio : célèbre pièce de théâtre d’Alfred de Musset écrite en 1834, sur une idée de George Sand Une conspiration en 1537.

L’intrigue de la pièce est reprise d'événements réels racontés dans une chronique de la Renaissance sur la vie de Florence au XVIe siècle la Storia fiorentina de Varchi.

 

Drame romantique (le seul qui ait encore de nos jours un véritable succès).

Lorenzo : héros romantique.

 

Acte II, scène 3 : Le cardinal Cibo s’apprête à entendre la marquise en confession.

 

NB : Simon Jeune, dans l’édition de la Pléiade, définit ainsi le Cardinal : « Musset trouve une cible de choix dans ce prélat de la Renaissance, politicien, familier des antichambres ou des alcôves. Tant avec la marquise qu’avec les courtisans après le meurtre, il est celui qui se sert des autres et les manipule, tortueusement, pour parvenir à son but. Et l’on ne sait trop s’il œuvre dans l’intérêt de la politique pontificale ou plutôt à des fins très personnelles. Dans cette affaire où il n’y a guère que des vaincus et des bernés, il est le seul vainqueur et l’organisateur de la victoire. »

 

Comment dans ce monologue, le cardinal Cibo apparaît-il ?

 

 

I- Un espion

            A- Le cardinal soumis ?

• Montrez que dans ce monologue, le cardinal fait comme s’il adressait à Farnèse

Cf. les marques de deuxième personne du singulier.

Ex : « tes » ; « ton » » ; « tu »…

Cf. le temps du discours.

Ex : futur « suivrai » ; « remuerai »… Présent « attends »…

• Il y a une relation de hiérarchie entre Farnèse et le cardinal.

Ex : « je suivrai tes ordres » ; « Tu attends cela de moi » ; « j’agirai sans parler, comme tu as commandé » > il doit répondre aux ordres.

• Notez le champ lexical du pouvoir.

Ex : « pouvoir » ; « obéissant » ; « sa force »… vs. « aucun titre »