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SUJET : Racine, Andromaque, acte III, scène 8 | Commentaires composés | Racine | Théâtre

Commentaires composés | Racine | Théâtre

Racine, Andromaque, acte III, scène 8

Racine, Andromaque, acte III, scène 8.

 

ANDROMAQUE

Dois-je les oublier, s'il ne s'en souvient plus ?

Dois-je oublier Hector privé de funérailles,

Et traîné sans honneur autour de nos murailles ?

Dois-je oublier son père à mes pieds renversé,

Ensanglantant l'autel qu'il tenait embrassé ?

Songe, songe, Céphise, à cette nuit cruelle

Qui fut pour tout un peuple une nuit éternelle.

Figure-toi Pyrrhus, les yeux étincelants,

Entrant à la lueur de nos palais brûlants,

Sur tous mes frères morts se faisant un passage,

Et de sang tout couvert échauffant le carnage.

Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants,

Dans la flamme étouffés, sous le fer expirants.

Peins-toi dans ces horreurs Andromaque éperdue :

Voilà comme Pyrrhus vint s'offrir à ma vue ;

Voilà par quels exploits il sut se couronner ;

Enfin voilà l'époux que tu me veux donner.

Non, je ne serai point complice de ses crimes ;

Qu'il nous prenne, s'il veut, pour dernières victimes.

Tous mes ressentiments lui seraient asservis.

 

Extrait du corrigé :

Andromaque : tragédie en cinq actes et en vers (1648 alexandrins) de Jean Racine et représentée pour la première fois au château du Louvre le 17 novembre 1667 devant la reine par la troupe de l’Hôtel de Bourgogne.

NB : Racine connaît la gloire avec Andromaque.

Le succès d’Andromaque n’a fléchi à aucune époque et la pièce a toujours été l’une des plus jouées à la Comédie-Française (elle est aussi très étudiée dans les collèges et lycées en France).

 

Pièce construite à partir d’une chaîne amoureuse à sens unique : Oreste aime Hermione, qui veut plaire à Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime son fils Astyanax et son mari Hector qui est mort. L’arrivée d’Oreste à la cour de Pyrrhus marque le déclenchement d’une réaction qui, de maille en maille, va faire exploser la chaîne.

 

 

Extrait étudié  :

Andromaque s’adresse à Céphise, sa confidente, et expose son dilemme. Pyrrhus est prêt à sauver son fils, si elle accepte de l’épouser…

 

Le texte est en alexandrins (le vers noble de la poésie française, de 12 syllabes).

Disposition des rimes :

Rimes suivies, du type AABB.

Ex : « cruelle / éternelle » ; « étincelants / brûlants ».

 

Qualité des rimes :

- rimes pauvre > 1 son commun.

Ex : « éperdue / vue » > [y]

- rimes suffisantes > 2 sons communs.

Ex : « expirants / mourants » > [r] [ɑ̃]

- rimes riches > 3 sons communs et plus.

Ex : « couronner / donner » > [o] [n] [e]

 

Alternance respectée entre les rimes féminines (qui se terminent par –e, -es, -ent) et les rimes masculines.

Ex : « cruelle / éternelle » / « étincelants / brûlants ».

 

 

I- Le souvenir de la chute de Troie

            A- Une terrible nuit

• « Songe, songe » > répétition > émotion d’Andromaque.

• Champ lexical du feu.

Cf. « étincelants » ; « lueur » ; « brûlants » ; « flamme »…

• Champ lexical du massacre.

Ex : « morts » ; « de sang tout couvert » ; « carnage » ; « mourants ; « ces horreurs »…

• Utilisation des possessifs.

Ex : « nos palais » ; « mes frères morts » >Andromaque est touchée, il s’agissait de son peuple, de Troie…

=> Sauvagerie des Grecs.

ique de sa situation. Elle doit choisir entre la vie de son fils et épouser un bourreau, le bourreau de Troie…