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SUJET : Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé, chapitre 2, Il y avait parmi les enfants-soldats un gosse… | Commentaires composés | Kourouma | roman

Commentaires composés | Kourouma | roman

Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé, chapitre 2, Il y avait parmi les enfants-soldats un gosse…

 

Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé, chapitre 2, Il y avait parmi les enfants-soldats un gosse

 

            Il y avait parmi les enfants-soldats un gosse qui était unique et que tout le monde appelait capitaine Kik le malin. Capitaine Kik le malin était un drôle de gosse. Pendant que nous attendions du côté de la route, le capitaine Kik le malin rapidement s’enfonça dans la forêt, tourna à gauche et voulut couper la route du village aux fugitifs. C’était malin. Mais, brusquement, nous avons entendu une explosion, suivie d’un cri de Kik. Nous avons tous accouru. Kik avait sauté sur une mine. Le spectacle était désolant. Kik hurlait comme un veau, comme un cochon qu’on égorge. Il appelait sa maman, son père, tout et tout. Sa jambe droite était effilochée. Ça tenait à un fil. C’était malheureux à voir. Il suait à grosses gouttes et il chialait : «Je vais crever ! Je vais crever comme une mouche. » Un gosse comme ça, rendre l’âme comme ça, c’était pas beau à voir. Nous avons fabriqué un brancard de fortune. Kik fut transporté sur le brancard de fortune jusqu’au village. Il y avait aussi parmi les soldats un ancien infirmier. L’infirmier pensa qu’il fallait tout de suite amputer Kik. Au village on le coucha dans une case. Trois gaillards ne suffirent pas pour tenir Kik. Il hurlait, se débattait, criait le nom de sa maman et, malgré tout, on coupa sa jambe juste au genou. Juste au genou. On jeta la jambe à un chien qui passait par là. On adossa Kik au mur d’une case. […]

            Nous avons adossé Kik au mur d’une case et nous avons pris notre pied la route vite.

            Nous avons laissé Kik aux humains du village alors que Sarah avait été abandonnée aux animaux sauvages, aux insectes. Qui des deux avait le sort le plus enviable ? Certainement pas Kik. C’est la guerre civile qui veut ça. Les animaux traitent mieux les blessés que les hommes.

 

Extrait du corrigé :

 

Allah n'est pas obligé : roman d'Ahmadou Kourouma publié en 2000 et couronné du prix Renaudot et du Goncourt des lycéens.

Ce roman évoque le thème des enfants-soldats, à travers l’histoire de Birahima, un enfant d’une douzaine d’années qui, en compagnie de Yacouba, fuit la Guinée.

 

Extrait : Birahima assiste à l’amputation d’un enfant.

 

I- Le récit d’un enfant

            A- Le narrateur

• Montrez que le narrateur du texte est Birahima.

Cf. les marques de 1e personne du pluriel.

« nous » > les autres enfants et Birahima.

• Birahima raconte ce dont il a été témoin => il utilise les temps du discours.

Cf. l’utilisation du passé composé.

Ex : « Nous avons tous accouru ; « Nous avons fabriqué » ; « Nous avons adossé » ; « Nous avons laissé »…

• « capitaine Kik le malin » > admiration enfantine.