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SUJET : Camus, L'Étranger, excipit - Lui parti, j'ai retrouvé le calme... | Commentaires composés | Camus | roman

Commentaires composés | Camus | roman

Camus, L'Étranger, excipit - Lui parti, j'ai retrouvé le calme...

 Camus, L’Étranger, excipit – Alors, je ne sais pas pourquoi

 

Lui parti, j'ai retrouvé le calme. J'étais épuisé et je me suis jeté sur ma couchette. Je crois que j'ai dormi parce que je me suis réveillé avec des étoiles sur le visage. Des bruits de campagne montaient jusqu'à moi. Des odeurs de nuit, de terre et de sel rafraîchissaient mes tempes. La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi comme une marée. À ce moment, et à la limite de la nuit, des sirènes ont hurlé. Elles annonçaient des départs pour un monde qui maintenant m'était à jamais indifférent. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai pensé à maman. Il m'a semblé que je comprenais pourquoi à la fin d'une vie elle avait pris un « fiancé », pourquoi elle avait joué à recommencer. Là-bas, là-bas aussi, autour de cet asile où des vies s'éteignaient, le soir était comme une trêve mélancolique. Si près de la mort, maman devait s'y sentir libérée et prête à tout revivre. Personne, personne n'avait le droit de pleurer sur elle. Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre. Comme si cette grande colère m'avait purgé du mal, vidé d'espoir, devant cette nuit chargée de signes et d'étoiles, je m'ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l'éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j'ai senti que j'avais été heureux, et que je l'étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine.

 

Extrait du corrigé

Albert Camus : écrivain, dramaturge et philosophe né le 7 novembre 1913 en Algérie et mort le 4 janvier 1960 dans l’Yonne. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1957.

 

L’Étranger :

- Roman paru en 1942 et appartenant au « cycle de l’absurde », trilogie composée d’un roman (L’Étranger), d’un essai (Le Mythe de Sisyphe) et d’une pièce de théâtre (Caligula) décrivant les fondements de la philosophie camusienne : l’absurde.

NB : Camus a écrit « Si tu veux être philosophe, écris des romans ».

- Roman qui a pour personnage principal (qui ne peut pas vraiment recevoir le qualificatif de « héros ») Meursault, un être mystérieux, qui ne se conforme pas aux canons de la morale sociale, semblant étranger au monde et à lui-même.

 

Extrait étudié :

Fin du roman. Meursault est condamné à mort.

La visite du prêtre a mis Meursault en colère.

Derniers instants du roman > il se retrouve seul, dans sa cellule.

 

 

I- La fraîcheur de la nuit

            A- Réveil

• « Lui parti, j'ai retrouvé le calme. » :

Colère vs. calme.

La colère l’a fatigué.

Ex : « épuisé » ; « suis jeté sur ma couchette » ; « j'ai dormi »…

NB : « jeté » > violence, renvoie à sa colère…

• Meursault a dû s’endormir.

Cf. « parce que je me suis réveillé avec des étoiles sur le visage » > explication. Il n’a pas forcément conscience de ce qui s’est passé.

• Importance des sens.

Cf. l’ouïe.