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SUJET : Nathalie Sarraute, Tropismes - Ils semblaient sourdre de partout... | Commentaires composés | Sarraute | roman

Commentaires composés | Sarraute | roman

Nathalie Sarraute, Tropismes - Ils semblaient sourdre de partout...

Nathalie Sarraute, Tropismes - Ils semblaient sourdre de partout...

 

Ils semblaient sourdre de partout, éclos dans la tiédeur un peu moite de l’air, ils s’écoulaient doucement comme s’ils suintaient des murs, des arbres grillagés, des bancs, des trottoirs sales, des squares.

Ils s’étiraient en longues grappes sombres entre les façades mortes des maisons. De loin en loin, devant les devantures des magasins, ils formaient des noyaux plus compacts, immobiles, occasionnant quelques remous, comme de légers engorgements.

Une quiétude étrange, une sorte de satisfaction désespérée émanait d’eux. Ils regardaient attentivement les piles de linge de l’Exposition de Blanc, imitant habilement des montagnes de neige, ou bien une poupée dont les dents et les yeux, à intervalles réguliers, s’allumaient, s’éteignaient, s’allumaient, s’éteignaient, s’allumaient, s’éteignaient, toujours à intervalles identiques, s’allumaient de nouveau et de nouveau s’éteignaient.

Ils regardaient longtemps, sans bouger, ils restaient là, offerts, devant les vitrines, ils reportaient toujours à l’intervalle suivant le moment de s’éloigner. Et les petits enfants tranquilles qui leur donnaient la main, fatigués de regarder, distraits, patiemment, auprès d’eux, attendaient.

 

Extrait du corrigé :  

 

Tropismes : 1er ouvrage de Nathalie Sarraute, recueil de récits publié en 1939.

> considéré comme l’ouvrage fondateur du courant littéraire « Nouveau roman ».

 

Le « nouveau roman » : courant littéraire de la seconde moitié du XXe siècle. Robbe-Grillet, à travers ce mouvement, rejette l’idée d’intrigue, de portrait psychologique et l’utilité même des personnages dans le roman, jugeant tout cela inutile.

Nathalie Sarraute : « Selon toute apparence, non seulement le romancier ne croit plus guère à ses personnages, mais le lecteur, de son coté, n’arrive plus à y croire ».

Robbe-Grillet : « Le roman paraît chanceler, ayant perdu son meilleur soutien d’autrefois, le héros ».

 

Extrait étudié :

Premier texte. Premières lignes => incipit.

L’incipit doit :

- définir le genre (roman, roman épistolaire…) et les choix de narration (différents registres…),

- répondre aux questions : qui ? où ? comment ? quand ?

- intéresser, évoquer l’intrigue à venir / plaire au lecteur, lui donner envie de continuer sa lecture.

Que nous apprend cet incipit sur le roman mais que nous apprend-il aussi sur ce roman ?

En quoi cet incipit est-il original comparé à un incipit traditionnel ?

En quoi peut-on dire que cet incipit relève du « nouveau roman » ?

 

I- Un incipit peu informatif

            A- Quoi ?

• Utilisation l’imparfait pour les descriptions (la toile de fond), les habitudes…

> Temps du récit.

• « Ils semblaient sourdre de partout… » :

Le texte commence par l’utilisation du pronom personnel sujet « ils » > plusieurs personnes/choses.

Sorte d’apparition.

Mais on ne sait pas de quoi il s’agit.

- « Ils semblaient » > le narrateur n’est pas omniscient.

Modalisateur.