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SUJET : Musset, La Nuit d'août | Commentaires composés | Musset | Poésie

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Musset, La Nuit d'août

 LE POÈTE

Puisque l'oiseau des bois voltige et chante encore

Sur la branche où ses oeufs sont brisés dans le nid ;

Puisque la fleur des champs entr'ouverte à l'aurore,

Voyant sur la pelouse une autre fleur éclore,

S'incline sans murmure et tombe avec la nuit,

Puisqu'au fond des forêts, sous les toits de verdure,

On entend le bois mort craquer dans le sentier,

Et puisqu'en traversant l'immortelle nature,

L'homme n'a su trouver de science qui dure,

Que de marcher toujours et toujours oublier ;

Puisque, jusqu'aux rochers tout se change en poussière ;

Puisque tout meurt ce soir pour revivre demain ;

Puisque c'est un engrais que le meurtre et la guerre ;

Puisque sur une tombe on voit sortir de terre

Le brin d'herbe sacré qui nous donne le pain ;

Ô Muse ! que m'importe ou la mort ou la vie ?

J'aime, et je veux pâlir ; j'aime et je veux souffrir ;

J'aime, et pour un baiser je donne mon génie ;

J'aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrie

Ruisseler une source impossible à tarir.

J'aime, et je veux chanter la joie et la paresse,

Ma folle expérience et mes soucis d'un jour,

Et je veux raconter et répéter sans cesse

Qu'après avoir juré de vivre sans maîtresse,

J'ai fait serment de vivre et de mourir d'amour.

Dépouille devant tous l'orgueil qui te dévore,

Coeur gonflé d'amertume et qui t'es cru fermé.

Aime, et tu renaîtras ; fais-toi fleur pour éclore.

Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;

Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé