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SUJET : Balzac, Le Lys dans la vallée - Comme autrefois vous allez me rendre à la santé... | Commentaires composés | Balzac | roman

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Commentaires composés | Balzac | roman

Balzac, Le Lys dans la vallée - Comme autrefois vous allez me rendre à la santé...

 "-Comme autrefois vous allez me rendre à la santé, Felix, dit-elle, et ma vallée me sera bienfaisante. Comment ne mangerais-je pas ce que vous me présenterez ? Vous êtes un si bon garde-malade ! Puis, vous êtes si riche de force et de santé, qu’auprès de vous la vie est contagieuse. Mon ami, prouvez-moi donc que je ne puis mourir, mourir trompée ! Ils croient que ma plus vire douleur est la soif. Oh ! Oui, j’ai bien soif, mon ami. L’eau de l’Indre me fait bien mal à voir, mais mon cœur éprouve une plus ardente soif. J’avais soif de toi, me dit-elle d’une voix plus étouffée en me prenant les mains dans ses mains brûlante et m’attirant à elle pour me jeter ces paroles à l’oreille : Mon agonie a été de ne pas te voir ! Ne m’as-tu pas dit de vivre ? je veux vivre. Je veux monter à cheval aussi, moi ! Je veux tout connaître, Paris, les fêtes, les plaisirs.
Ah ! Natalie, cette clameur horrible que le matérialisme des sens trompés rend froide à distance, nous faisait tinter les oreilles au vieux prêtre et à moi : les accents de cette voix magnifique peignaient les combats de toute une vie, les angoisses d’un véritable amour déçu. La comtesse se leva par un mouvement d’impatience, comme un enfant qui veut un jouet. Quand le confesseur vit sa pénitence ainsi, le pauvre homme tomba soudain à genoux, joignit les mains, et récita des prières. 
-    Oui, vivre ! dit-elle en me faisant lever et s’appuyant sur moi, vivre de réalités et non de mensonges. Tout a été mensonge dans ma vie, je les ai comptées depuis quelques jours, ces impostures. Est-il possible que je meure, moi qui n’ai pas vécu ? moi qui ne suis jamais allée chercher quelqu’un dans une lande ? Elle s’arrêta, parut écouter, et sentit à travers les murs je ne sais quelle odeur. – Felix ! les vendangeuses vont diner, et moi, moi, me dit-elle d’une voix d’enfant, qui suis la maîtresse, j’ai faim. Il en est ainsi de l’amour, elles sont heureuses, elles !.
-    « Kyrie eleison » ! disait le pauvre abbé, qui, les mains jointes, l’œil au ciel, récitait les litanies.
Elle jeta ses bras autour de mon cou, m’embrassa violemment, et me serra en disant : - Vous ne m’échapperez plus ! Je veux être aimée, je ferai des folies comme lady Dudley, j’apprendrais l’anglais pour bien dire : « my dee ». Elle me fit un signe de tête comme elle en faisant autrefois en me quittant, pour me dire qu’elle allait revenir à l’instant : Nous dînerons ensemble, me dit-elle, je vais prévenir Manette. Elle fut arrêtée par une faiblesse qui survint, et je la couchai tout habillé sur son lit.
-    Une fois déjà, vous m’avez portée ainsi, me dit-elle en ouvrant les yeux.
Elle était bien légère, mais surtout bien ardente ; en la prenant je sentis son corps entièrement brûlant. Monsieur Deslandes entra, fut étonné de trouver la chambre ainsi parée ; mais en me voyant tout lui parut expliqué."