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SUJET : Diderot, La Religieuse - Tandis que j'étais absente, on enleva de ma cellule... | Commentaires composés | Diderot | roman

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Commentaires composés | Diderot | roman

Diderot, La Religieuse - Tandis que j'étais absente, on enleva de ma cellule...

 Le roman de Diderot prend la forme d'une longue lettre écrite par une religieuse à un homme dont elle espère le secours. Cette religieuse, Suzanne, a été par ses parents d'entrer au couvent . Elle est martyrisée par la mère supérieure et par les autres religieuses.


" Tandis que j'étais absente, on enleva de ma cellule mon prie-dieu, le portrait de notre fondatrice, les autres images pieuse, le crucifix; et il ne me resta que celui que je portais à mon rosaire, qu'on ne me laissa pas longtemps. Je vivais donc entre quatre murailles nues, dans une chambre sans porte, sans chaise, debout, ou sur une paillasse, sans aucun des vaisseaux les plus nécessaires, forcée de sortir la nuit pour satisfaire aux besoins de la nature, et accusée le matin de troubler le repos de la maison, d'errer et de devenir folle. Comme ma cellule ne fermait plus on entrait pendant la nuit, en tumulte, on criait, on tirait mon lit , on cassait mes fenêtres, on faisait  toutes sortes de terreurs. Le bruit montait à l'étage au-dessus; descendait l'étage au-dessous; et celles qui n'étaient pas du complot disaient qu'il se passait dans ma chambre des choses étranges; qu'elles avaient entendu des voix lugubres, des cris, des cliquetis des chaînes, et que je conversais avec les revenants et les mauvais esprits; qu'il faillait que j'eusse fait un pacte, et qu'il faudrait incessamment déserter de mon corridor […] Je ne finirais point, si je voulais suivre ce détail de persécutions. Ah! Monsieur, si vous avez des enfants, apprenez  par mon sort celui que vous leur préparez, si vous souffrez qu'ils entrent en religion sans les marques de la vocation la plus forte et la plus décidée. Qu' on est injuste dans le monde! On permet à un enfant de disposer de sa liberté à un âge où il ne lui est pas permis de disposer d'un écu. Tuez plutôt votre fille que de l'emprisonner dans un cloître malgré elle; oui, tuez-la. Combien j'ai désiré de fois d'avoir été étouffée par ma mère en naissant! Elle eût moins cruelle."