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SUJET : Racine, Britannicus, acte III, scène 7 | Commentaires composés | Racine | Théâtre

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Commentaires composés | Racine | Théâtre

Racine, Britannicus, acte III, scène 7

 BRITANNICUS

Néron nous écoutait, madame ! mais, hélas !
Vos yeux auraient pu feindre, et ne m'abuser pas,
Ils pouvaient me nommer l'auteur de cet outrage ?
L'amour est-il muet, ou n'a-t-il qu'un langage ?
De quel trouble un regard pouvait me préserver !
Il fallait...

JUNIE
          Il fallait me taire et vous sauver.
Combien de fois, hélas ! puisqu'il fallait vous le dire,
Mon coeur de son désordre allait-il vous instruire !
De combien de soupirs interrompant le cours,
Ai-je évité vos yeux que je cherchais toujours !
Quel tourment de se taire en voyant ce qu'on aime,
De l'entendre gémir, de l'affliger soi-même,
Lorsque par un regard on peut le consoler !
Mais quels pleurs ce regard aurait-il fait couler !
Ah ! dans ce souvenir, inquiète, troublée,
Je ne me sentais pas assez dissimulée :
De mon front effrayé je craignais la pâleur ;
Je trouvais mes regards trop pleins de ma douleur ;
Sans cesse il me semblait que Néron en colère
Me venait reprocher trop de soin de vous plaire ;
Je craignais mon amour vainement renfermé ;
Enfin, j'aurais voulu n'avoir jamais aimé.
Hélas ! pour son bonheur, Seigneur, et pour le nôtre,
Il n'est que trop instruit de mon coeur et du vôtre !
Allez, encore un coup, cachez-vous à ses yeux :
Mon coeur plus à loisir vous éclaircira mieux.
De mille autres secrets j'aurais a compte à vous rendre.

BRITANNICUS
Ah ! n'en voilà que trop : c'est trop me faire entendre.
Madame, mon bonheur, mon crime, vos bontés.
Et savez-vous pour moi tout ce que vous quittez ?
Quand pourrai-je à vos pieds expier ce reproche ?

JUNIE
Que faites-vous ? Hélas ! votre rival approche