fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Beckett, En attendant Godot - Ne parlons plus de ça... | Commentaires composés | Beckett | Théâtre

Commande Suspendue
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

Fiche
Méthodologie
Méthodologie
Oral
Retour
liste
Commentaires composés | Beckett | Théâtre

Beckett, En attendant Godot - Ne parlons plus de ça...

 POZZO (d’un geste large) – Ne parlons plus de ça. (Il tire sur la corde) Debout ! (Un temps) Chaque fois qu’il 
tombe il s’endort. (Il tire sur la corde.) Debout, charogne ! (Bruit de Lucky qui se relève et ramasse ses affaires. Pozzo 
tire sur la corde.) Arrière ! (Lucky entre à reculons.) Arrêt ! (Lucky s’arrête.) Tourne ! (Lucky se retourne. A Vladimir 
et Estragon, affablement.) Mes amis, Je suis heureux de vous avoir rencontrés. (Devant leur expression incrédule.) 
Mais oui, sincèrement heureux. (Il tire sur la corde.) Plus près ! (Lucky avance.) Arrêt ! (Lucky s’arrête. A Vladimir et 
Estragon.) Voyez-vous, la route est longue quand on chemine tout seul pendant... (il regarde sa montre)… pendant (il 
calcule)... six heures, oui, c’est bien ça, six heures à la file, sans rencontrer âme qui vive. (A Lucky.) Manteau ! (Lucky 
dépose la valise, avance, donne le manteau, recule, reprend la valise.) Tiens ça. (Pozzo lui tend le fouet, Lucky avance 
et, n’ayant plus de mains, se penche et prend le fouet entre ses dents, puis recule. Pozzo commence à mettre son 
manteau, s’arrête.) Manteau ! (Lucky dépose tout, avance, aide Pozzo à mettre son manteau, recule, reprend tout.) Le 
fond de l’air est frais. (Il finit de boutonner son manteau, se penche, s’inspecte, se relève.) Fouet ! (Lucky avance, se 
penche, Pozzo lui arrache le fouet de la bouche, Lucky recule.) Voyez-vous, mes amis, je ne peux me passer 
longtemps de la société de mes semblables, (il regarde les deux semblables) même quand ils ne me ressemblent 
qu’imparfaitement. (A Lucky.) Pliant ! (Lucky dépose valise et panier, avance, ouvre le pliant, le pose par terre, 
recule, reprend valise et panier. Pozzo regarde le pliant.) Plus près ! (Lucky dépose valise et panier, avance, déplace 
le pliant, recule, reprend valise et panier. Pozzo s’assied, pose le bout de son fouet contre la poitrine de Lucky et 
pousse.) Arrière ! (Lucky recule.) Encore. (Lucky recule encore.) Arrêt ! (Lucky s’arrête. A Vladimir et Estragon.) 
C’est pourquoi, avec votre permission, je m’en vais rester un moment auprès de vous, avant de m’aventurer plus avant. 
(A Lucky.) Panier ! (Lucky avance, donne le panier, recule.) Le grand air, ça creuse. (Il ouvre le panier, en retire un 
morceau de poulet, un morceau de pain et une bouteille de vin. A Lucky.) Panier ! (Lucky avance, prend le panier, 
recule, s’immobilise.) Plus loin ! (Lucky recule.) Là ! (Lucky s’arrête.) Il pue. (Il boit une rasade à même le goulot.) A 
la bonne nôtre. (Il dépose la bouteille et se met à manger.) 
Silence. Estragon et Vladimir, s’enhardissant peu à peu, tournent autour de Lucky, l’inspectent sur toutes les 
coutures. Pozzo mord dans son poulet avec voracité, jette les os après les avoir sucés. Lucky ploie lentement, jusqu’à 
ce que la valise frôle le sol, se redresse brusquement, recommence à ployer. Rythme de celui qui dort debout.