fermer le formulaire

Contact / demande de sujet :

Vous souhaitez nous contacter, nous soumettre un sujet spécifique,
laisser nous un message par le formulaire ci-dessous.

Commande Suspendue !
En raison du grand nombre de demandes, et pour pouvoir les traiter au mieux, le site est fermé.

fermer le formulaire

Vos coordonnées

Inscrivez-vous et restez informé de nos actualités.

 
fermer le formulaire

DEJA INSCRIT : IDENTIFIEZ-VOUS

 

SUJET : Lévi-Strauss, Tristes Tropiques - Dans la savane obscure, les feux de campement brillent... | Commentaires composés | Lévi-Strauss

Commentaires composés | Lévi-Strauss

Lévi-Strauss, Tristes Tropiques - Dans la savane obscure, les feux de campement brillent...

 Lévi-Strauss, Tristes Tropiques - Dans la savane obscure, les feux de campement brillent...

 

Dans la savane obscure, les feux de campement brillent. Autour du foyer, seule protection contre le froid qui descend, derrière le frêle paravent de palmes et de branchages hâtivement planté dans le sol du côté d’où on redoute le vent ou la pluie ; auprès des hottes emplies des pauvres objets qui constituent toute une richesse terrestre ; couchés à même la terre qui s’étend alentour, hantée par d’autres bandes également hostiles et craintives, les époux, étroitement enlacés, se perçoivent comme étant l’un pour l’autre le soutien, le réconfort, l’unique secours contre les difficultés quotidiennes et la mélancolie rêveuse qui, de temps à autre, envahit l’âme nambikwara. Le visiteur qui, pour la première fois, campe dans la brousse avec les Indiens, se sent pris d’angoisse et de pitié devant le spectacle de cette humanité si totalement démunie ; écrasée, semble-t-il, contre le sol d’une terre hostile par quelque implacable cataclysme ; nue, grelottante auprès des feux vacillants. Il circule à tâtons parmi les broussailles, évitant de heurter une main, un bras, un torse, dont on devine les chauds reflets à la lueur des feux. Mais cette misère est animée de chuchotements et de rires. Les couples s’étreignent comme dans la nostalgie d’une unité perdue ; les caresses ne s’interrompent pas au passage de l’étranger. On devine chez tous une immense gentillesse, une profonde insouciance, une naïve et charmante satisfaction animale, et, rassemblant ces sentiments divers, quelque chose comme l’expression la plus émouvante et la plus véridique de la tendresse humaine.

Extrait du corrigé :  

 

Claude Lévi-Strauss (1908-2009) : ethnologue, qui a voyagé au Brésil où il a étudié la vie des Indiens d’Amazonie.

Lors d’une expédition au Brésil, en 1938, il a partagé la vie quotidienne d’un peuple indien, les Nambikwara. Dans Tristes Tropiques, paru en 1955, il offre un témoignage de ses expéditions et travaux dans ce pays.

 

 

Dans cet extrait, on peut se demander ce que découvre l’ethnologue dans cette « savane obscure » ?

 

 

I- La savane des Nambikwara

A- Un texte d’ethnologue

• Montrez que le texte est au présent.

Ex : « brillent » ; « redoute » ; « se perçoivent »…

> Présent de description, qui a pratiquement la valeur d’un présent de vérité générale.

L’ethnologue décrit ce qu’il voit.

Ex : « On devine »

• Lévi-Strauss pose un regard étranger sur ce peuple et décrit, analyse pour ses lecteurs.

Il est, au départ, comme le lecteur, comme ce « visiteur qui, pour la première fois » découvre cette région du monde.

Cf. « Il circule » ; « On devine » ; « le spectacle »…

• L’ethnologue décrit le pays des Indiens.