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SUJET : Voltaire, Histoire des voyages de Scarmentado - Mon vaisseau eut besoin d'être radoubé... | Commentaires composés | Voltaire | Conte philosophique

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Commentaires composés | Voltaire | Conte philosophique

Voltaire, Histoire des voyages de Scarmentado - Mon vaisseau eut besoin d'être radoubé...

 Mon vaisseau eut besoin d'être radoubé vers les côtes de Golconde. Je pris ce temps pour aller voir la cour du grand Aureng-Zeb dont on disait des merveilles dans le monde : il était alors dans Delhi. J'eus la consolation de l'envisager le jour de la pompeuse cérémonie dans laquelle il reçut le présent céleste que lui envoyait le shérif de La Mecque. C'était le balai avec lequel on avait balayé la maison sainte, le Caaba, le Beth Alla. Ce balai est le symbole qui balaye toutes les ordures de l'âme. Aureng-zeb ne paraissait ne pas en avoir besoin ; c'était l'homme le plus pieux de tout l'Indoustan. Il est vrai qu'il avait égorgé un de ses frères et empoisonné son père. Vingt rayas et autant d'omras était mort dans les supplices ; mais cela n'était rien, et on ne parlait que de sa dévotion. On ne lui comparait que la sacrée majesté du sérénissime empereur de Maroc, Muley-Ismaël, qui coupait des têtes tous les vendredis après la prière. 
Je ne disais mot ; les voyages m'avaient formé, et je sentais qu'il ne m'appartenait pas de décider entre ces deux augustes souverain. Un jeune Français, avec qui je logeais, manqua je l'avoue de respect à l'empereur des Indes et à celui du Maroc. […] J'ai su depuis que la nuit même les officiers du grand Aureng-Zeb étant venus pour nous prendre, ils ne trouvèrent que l'interprète. Il fut exécuté en place publique, et tout les courtisans avouèrent sans flatterie que sa mort était très juste.